Alger - A la une

L'indue propriétaire du local remet en cause le jugement en sa défaveur Acquisition douteuse d'un bien immobilier à Alger



L'indue propriétaire du local remet en cause le jugement en sa défaveur                                    Acquisition douteuse d'un bien immobilier à Alger
S'estimant lésée par le jugement en sa défaveur rendu par le juge d'instruction et confirmé par la Chambre d'accusation près le tribunal de Sidi M'hamed, la propriétaire Chaoui Chahrazed a déposé une requête auprès du tribunal administratif afin d'annuler l'acte de propriété du véritable propriétaire, Hocine Djidel, anthropologue algérien établi en France.
Cette affaire d'expropriation de bien immobilier qui remonte à 2006 et dans laquelle un haut fonctionnaire est cité refait surface suite aux dénonciations fracassantes faites par le véritable propriétaire du local en question sur une chaîne de télévision étrangère. A ces révélations ont succédé des informations scandaleuses faites par le quotidien français, le Canard Enchaîné, concernant les biens immobiliers détournés et acquis par ce haut fonctionnaire de l'Etat algérien.
Une affaire scabreuse sur laquelle nous reviendrons plus en détails dans nos prochaines éditions. Pour l'heure et après une véritable bataille juridique menée pendant des années par Melle Chaoui qui convoitait ce local d'une superficie avoisinant 500 m2, situé à la rue Hammani (ex-Charras), à Alger-Centre et qu'elle a exploité durant des années, cette dernière vient d'être déboutée par la justice suite à la «réapparition inattendue d'un dossier contenant toutes les pièces confirmant l'appartenance du local à l'anthropologue algérien, M. Djide».
Melle Chaoui qui, durant la procédure, s'est assuré les services de bon nombre d'avocats et d'une manière très subtile, «ceux du bâtonnier d'Alger», a introduit une requête auprès du tribunal administratif estimant que «l'acte de propriété détenu par les magistrats est faux et ne repose sur aucun dossier de fond». Toutefois et selon des sources judiciaires, «le juge d'instruction a tenu compte des documents administratifs délivrés par les administrations compétentes et ce, au terme d'une minutieuse enquête qui a prouvé le bien-fondé des revendications du véritable propriétaire».
Tout a débuté à partir de l'Hexagone
Bien que l'authenticité de l'acte de propriété de Djidel ait été reconnue par la justice (Sidi M'hamed), Melle Chaoui, dans le sillage de sa requête, tente de mettre en doute la véracité du jugement rendu par les magistrats. Cette opaque affaire d'expropriation découlant, selon des sources sûres, «de malversations et de subtilisation de pièces administratives au niveau des domaines et autres administrations» n'a pas fini de révéler ses secrets.
Toutefois, les échos de cette affaire se sont fait entendre dans l'Hexagone par le biais de l'anthropologue algérien qui a affirmé sur les écrans de télévision «avoir été persécuté et forcé à l'exil par un haut fonctionnaire de l'Etat à l'origine de la tentative d'expropriation de son bien immobilier.» Au vu des zones d'ombre qui entourent cette affaire, notre source indique que «les services compétents seraient sur le point d'ouvrir une enquête complémentaire».
Il serait question d'identifier les auteurs de la subtilisation des dossiers domaniaux relatifs au local et démasquer les complices dans cette affaire. Cette enquête sera déclenchée, selon notre informateur «après le verdict que rendra le tribunal administratif auprès duquel Melle Chaoui a introduit sa requête». Une affaire dont nous produirons, dans les prochains jours, les détails sur la base de documents en notre possession.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)