Alger - Revue de Presse

L'importation des véhicules de France a chuté



Les Français semblent être plus rassurés sur l'avenir et la sécurité de l'Algérie. Pour preuve, «une cinquantaine d'entreprises françaises se sont installées en Algérie en 2007, au titre d'investisseurs». C'est ce qu'a affirmé, hier, le président de la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie (CFCIA), Michel de Caffarelli, au forum d'El Moudjahid. Le président de CFCIA a, dans son intervention, fait le point sur la situation des investissements français en Algérie et sur l'évolution de la présence française en Algérie, en relevant cependant quelques points noirs qui entravent encore l'épanouissement des investissements étrangers dans notre pays. De Caffarelli a commencé par la faiblesse des importations des automobiles françaises vers l'Algérie, alors que les ventes ont considérablement augmenté. Il a tenu à préciser que les importations de véhicules français (de la France vers l'Algérie) ont baissé de 7 %. Alors que les ventes ont augmenté de 48 % pour Citroën, de 39 % pour Renault et 33 % pour Peugeot. Le président de la CFCIA explique cette situation par le fait que la grande majorité des voitures françaises qui sont sur le marché algérien proviennent de l'Espagne et de la Roumanie. Et sur la décision de Renault d'implanter une usine au Maroc, De Caffarelli s'est contenté de dire «qu'il s'agissait d'une décision commerciale et non d'une décision politique». Le président de la Chambre française de commerce et d'industrie a fait état d'un projet en négociation entre des constructeurs automobiles français et la SNVI, pour la construction de bennes, de remorques et de grands engins. Le conférencier a réaffirmé, par ailleurs, l'intérêt des groupes français pour l'Algérie. Il a précisé que sur 4.041 entreprises étrangères présentes en Algérie, 787 sont françaises. Pour ce qui est des taux d'investissement, De Caffarelli a affirmé sur la base des données fournies par la Banque d'Algérie que le montant des investissements français a augmenté ces dernières années atteignant 230 millions de dollars en 2007. Mais malgré les mesures de facilitation accordées par les autorités algériennes aux investisseurs étrangers, le président du CFCIA a tout de même soulevé quelques points noirs tels que l'absence d'un réseau ferroviaire efficace, la lenteur et la bureaucratie dans les procédures, le problème du foncier et le marché qui reste sous l'apanage de l'informel et de la contrefaçon. Enfin, Michel de Caffarelli a précisé que 193 exposants prennent part à la foire internationale d'Alger, qui a ouvert hier ses portes au public. Le nombre des exposants a baissé par rapport aux années précédentes. «On comptait 323 exposants en 2006 et 210 en 2007», a-t-il tenu à souligner en justifiant cette baisse par le fait que les groupes français sont beaucoup plus intéressés par les foires spécialisées. Il précise en outre, que les prix des transports, ceux des hôtels et des espaces loués par la Safex sont trop coûteux. «Le m² à la Safex est passé de 1 dollar à 5 dollars cette année», a-t-il tenu à souligner. Pour ce qui est de la possibilité de mettre en place un tremplin pour la présentation des produits algériens en France, le conférencier a annoncé qu'une réunion est déjà prévue à Marseille. Elle réunira les chambres de commerce française et algérienne, au mois de juillet, dans la perspective d'organiser des salons algériens en France. Une autre réunion est prévue le 20 novembre et regroupera le ministre du Commerce français et les représentants de trois pays du Maghreb, et ce, pour chercher ensemble les voies et les moyens pour développer les échanges économiques et commerciaux en France et dans les pays du Maghreb.
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