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L'immobilisme ou le chaos Edito : les autres articles



L'immobilisme ou le chaos Edito : les autres articles
La session parlementaire d'automne a été ouverte hier à Alger. Assemblée nationale et Conseil de la nation ont donc, avec la solennité habituelle, marqué leurs rentrées respectives de ce qui sera probablement et théoriquement leurs avant-dernières assises avant l'élection présidentielle. Une reprise qui intervient au milieu d'une convalescence qui n'en finit pas du président de la République et donc d'une paralysie de l'Exécutif dans son ensemble et qui risque par conséquent de s'étendre au Parlement, donc au législatif. Dans cet immobilisme généralisé, seul le Premier ministre, qui vient de boucler une année depuis son entrée en fonction, droit sous le vent, essaie de justifier cet état de vacuité institutionnel inédit. Pas de Conseil des ministres dans l'immédiat, alors que tout le monde s'accordait à dire le contraire depuis avril dernier, à la suite de l'hospitalisation du chef de l'Etat au Val-de-Grâce à Paris et le «long et interminable rétablissement» qui a suivi ! Oubliées les recommandations faites à Paris le 11 juin dernier par ce dernier à M. Sellal en vue de préparer la loi de finances complémentaire (LFC) 2013, ce qui laissait supposer la tenue d'un Conseil avant la fin de l'été. Là aussi, le Premier ministre ne voit plus la nécessité d'une telle procédure, toutes les dispositions prévues par la LFC seront, à l'en croire, intégrées dans la loi de finances de 2014.Inédit, en effet, car la dernière réunion avec le président Bouteflika remonte à décembre dernier, ce qui laisse supposer que la prochaine réunion n'aura lieu qu'en cas d'extrême nécessité et sans doute dans les mêmes conditions qui ont prévalu lors des deux apparitions du chef de l'Etat avec son Premier ministre, son chef d'état-major, les présidents de l'APN et du Conseil de la nation. Dans cet exercice difficile, où le Premier ministre s'efforce à démontrer que cet état de vide institutionnel, constaté avant et qui dure après la maladie, n'aura pas d'incidence sur le fonctionnement du pays, on a du mal à comprendre pourquoi le simple démarrage de la 3G par exemple, qui en soi n'a rien d'une décision stratégique qui engagerait l'avenir du pays, promis pour mars dernier a été reporté pour fin août puis repoussé à décembre. Cet exemple montre bien et contredit quelque part l'optimisme que veut afficher le Premier ministre, poussé à jouer un rôle difficile dans des conditions qu'il n'a certainement pas souhaitées. Comme par exemple le putsch organisé au FLN, parti majoritaire à l'APN, et dans lequel l'administration du ministère de l'Intérieur ou la chambre administrative de la cour d'Alger donc du département ont servi de faire-valoir, répondant ainsi sans doute aux injonctions du clan présidentiel qui entend peser d'une manière ou d'une autre sur la succession de Abdelaziz Bouteflika. Ne laissant qu'une seule alternative, celle du clan ou le chaos. En effet, pouvait-on envisager pire que Amar Saadani à la tête du FLN ' Et pourquoi pas président de la République ' Le peuple algérien mériterait-il cela '
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