Mieux vaut tard que jamais. Les entreprises publiques économiques (EPE) peuvent subir désormais, à la demande des autorités compétentes, un contrôle de la part de l'Inspection générale des finances (IGF). Un contrôle complémentaire et externe, dans le cadre des dispositions du code du commerce, pour éviter le gaspillage des biens publics et la mauvaise gestion. Le ministre de la Communication Rachid Boukerzaza a annoncé, lors d'un point de presse animé au CIP, que le Conseil du gouvernement a adopté, hier, un projet de loi octroyant à l'IGF, à la demande des autorités habilitées, le droit d'imposer un contrôle sur la gestion et l'évaluation des bilans des entreprises publiques économiques (EPE). Le représentant du gouvernement a expliqué qu'actuellement les EPE sont régies par le code du commerce seulement. C'est-à-dire que les entreprises économiques du secteur public subissent un contrôle interne seulement. L'entreprise est soumise au contrôle de l'assemblée générale, du conseil de l'administration et l'expert-comptable de l'entreprise. M. Boukerzaza a précisé que l'IGF aura ainsi le droit de passer au peigne fin la gestion et le bilan des entreprises publiques. Le but recherché est d'éviter la mauvaise gestion et la faillite des entreprises, du moins ce qu'il en reste, «et pour éviter également le gaspillage des biens publics», a tenu à préciser le ministre de la Communication. Rachid Boukerzaza a indiqué en outre que cet avant-projet de loi a essayé d'élargir le champ d'intervention de l'Inspection générale des finances, en lui donnant le droit de contrôler également les contrats et les marchés qui se font entre deux entreprises, l'une publique et l'autre privée. Les pouvoirs publics veulent désormais examiner dans le détail la gestion et les marchés contractés par les entreprises publiques et responsabiliser davantage les gestionnaires des entreprises publiques pour éviter les faillites et les scandales, vécus dans un passé récent. M. Boukerzaza a ouvert une parenthèse pour parler du programme du gouvernement, qui vise l'éradication rapide des bidonvilles et des constructions précaires à travers le pays. Il a annoncé que le Conseil du gouvernement a adopté un projet pour la réalisation de 140 000 logements d'ici la fin de l'année 2008, et ce, pour l'éradication de des bidonvilles et de l'habitat précaire. Pour sa part, le ministre de l'Environnement et du Tourisme, Chérif Rahmani, a présenté le schéma directeur de la politique du tourisme en Algérie, adopté hier par le Conseil du gouvernement. Le ministre du Tourisme a rappelé que ce schéma repose sur cinq principes: la promotion de l'image de marque de l'Algérie, la promotion du critère de la qualité et de l'excellence des services, la création des pôles du tourisme, la généralisation des services notamment de la technologie et les banques d'investissements pour les projets touristiques. M. Rahmani a indiqué que son département vise la promotion du tourisme saharien en premier lieu. Il a annoncé le lancement dans quelques mois de la réalisation de villages touristiques à travers quelques pôles touristiques. Le ministre du Tourisme n'a pas donné de détails, précisant qu'une méga-exposition sur les nouveaux projets touristiques en Algérie sera présentée lors des assises nationales du tourisme prévues les 11 et 12 du mois en cours. «C'est une occasion pour vous et pour nous de voir de près ces projets, de les critiquer, les évaluer et les expertiser avant de donner l'aval pour leur lancement», a-t-il précisé. A la question de savoir est-ce que son département est capable de défendre l'image de marque de l'Algérie, notamment avec les attentats commis récemment, Rahmani répond texto «c'est mon rôle de convaincre». Chérif Rahmani a précisé que plusieurs pays touristiques ont été victimes d'attentats terroristes, mais ils continuent d'attirer les touristes. «Il est vrai qu'il y a des hauts et des bas, mais je crois que c'est une chose normale». Il enchaîne «tous les pays touristiques du monde craignent trois risques, la menace terroriste, la menace sanitaire (épidémie) et la menace écologique. Il faut seulement se préparer à gérer ces risques, car le risque zéro n'existe ni en Algérie ni ailleurs». En ce qui concerne la sécurité au Sahara, le ministre de l'Environnement a précisé qu'il s'est déjà réuni avec les services de sécurité et que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité aux habitants du Sahara et aux touristes, sans en dire plus. Interrogé sur le projet portant aménagement de la baie d'Alger, le ministre a affirmé que l'étude de ce projet a été confiée à des bureaux étrangers et les résultats seront peut-être débattus lors des prochaines assises.
Hôtel El Djazaïr: le gouvernement n'a pas tranché
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com