La 17e édition du Salon international du livre d'Alger (Sila 2012) s'est clôturée samedi dernier. Cette rencontre livresque aura permis aux lecteurs de découvrir plusieurs ouvrages présentés à l'occasion. Le thème retenu pour cette manifestation placé sous le signe du cinquantenaire de l'indépendance du pays a inspiré certains éditeurs qui s'y sont inscrits en publiant des ouvrages historiques de référence (on citera pour le cas de Constantine, Média Plus). «Cet évènement qui a accueilli cette année plus de 600 maisons d'édition de 41 pays a fait du bon chemin et progresse d'année en année», a estimé un adepte fervent de la manifestation. «J'y étais la semaine passée. Beaucoup de visiteurs sillonnaient les pavillons. Ce qui dénote l'intêret du public pour les ouvrages», a souligné notre interlocuteur. Certes, selon certains participants au salon, il y a eu quelques incohérences liées notamment à la communication et à l'absence de climatisation. «Ce sont des détails qu'il faut corriger à l'avenir. Je pense que l'essentiel était de faire briller le maximum d'ouvrages et le pari semble avoir été gagné avec la tenue de plusieurs conférences et séances de dédicaces qui ont permis aux lecteurs de découvrir l'écrivain de leur choix», a noté notre même source.Le Sila a-t-il satisfait ses visiteurs ' Des régions limitrophes d'Alger, oui ! Mais pour le reste de l'Algérie, rares sont les personnes qui ont fait le déplacement à la Safex. Aussi, pour couvrir un large public, les organisateurs réfléchissent à la perspective d'organiser des salons régionaux du livre. A cette idée, un éditeur rétorquera : «Un salon international doit se tenir dans la capitale. Le Sila devra rester Sila.» Du coup, l'option d'une décentralisation est rejetée par des professionnels du livre, jugeant que le fait de le fragmenter le videra de son essence. «Halte au bricolage !» clament-on. Calquer la manifestation pour la transposer aux quatres coins du pays serait un non-sens. L'option à retenir serait la création de salons régionaux, propres aux aspirations et sujets particuliers de la région. «Avec son éventuelle décentralisation, il tombera au rang de foire du livre au grand dam de cet acquis de 17 manifestations tenues jusqu'ici», estiment certains observateurs. Ces derniers estiment que les manifestations livresques, régionales - si elles devaient naître un jour - doivent être «spécifiques» sans «la tutelle» du Sila et, ce, pour varier les thèmes et les idées. En amont, une autre bataille attend : la réorganisation du métier de l'édition, la diffusion, la vente et la socialisation du livre et de la lecture.
N. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nasser Hannachi
Source : www.latribune-online.com