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L'idée de dialogue lancée par Abdelmadjid Tebboune



L'idée de dialogue lancée par Abdelmadjid Tebboune
L'idée d'entamer un dialogue avec les partenaires sociaux afin de construire un consensus sur les questions «nationales d'importance», lancée par le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune le 29 juin dernier devant les parlementaires de la Chambre basse est différemment appréciée et commentée par la classe politique.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Le premier secrétaire du parti Jil Jadid, le Dr Amokrane Lakhdar, dira à ce propos que «pour le moment, il n'y a eu qu'une allusion à un éventuel dialogue sur un consensus économique sans autres indications sur la question». Selon lui, «àJil Jadid, nous avons toujours appelé au dialogue politique et social et nous attendons de voir les intentions du pouvoir à travers le gouvernement Tebboune et on prendra acte lorsqu'on verra les invitations lancées, les parties invitées, les modalités du dialogue et l'ordre du jour».L'autre parti de l'opposition en, l'occurrence le RCD, estime que c'est «le pouvoir qui refuse le dialogue pour sortir le pays de l'ornière». Son président, Mohcine Belabbas, critique «le choix» du Premier ministre de «retourner au vocabulaire des années 1970 pour écarter d'un revers de main toute notion de privatisation au motif que le maintien d'entreprises dans le secteur étatique est un gage de souveraineté».Plus critique, le FFS a rendu public un avis sur la question en déclarant que «lorsqu'on parle de consensus, c'est pour remettre le pays entre les mains de ses citoyens car tout indique que la prochaine exacerbation de la crise sera encore plus redoutable que celle des années 1990». «Les mots sont importants. Quand on parle de «consensus» – c'est le cas pour le FFS – ce n'est pas pour cogérer les crises provoquées par le régime mais pour résoudre les problèmes graves du pays. Or, le constat est établi depuis longtemps que le régime fabrique la crise, détruit les valeurs matérielles (par la corruption, la gabegie et un niveau abyssal d'incompétence) et aussi les valeurs morales», explique le plus vieux parti de l'opposition démocratique en Algérie, avant de conclure : «Quand on parle de consensus, c'est pour changer de régime de manière pacifique et ordonnée avant que les choses ne s'aggravent.» Pour sa part, le chef du groupe parlementaire du Parti des travailleurs dira que «pour le PT, un dialogue (autour de la révision du système de subventions) veut dire qu'il y aura une remise en cause du rôle de l'Etat sur le plan social, voire un désengagement. Nous avons vu que cela a été catastrophique pour d'autres pays. Nous sommes contre la remise en cause de ces acquis». Par ailleurs et contre toute attente, le député de l'union formée par Ennahda, El Adala et El Binaa, M. le Lakhdar Benkhelaf, a fait savoir que «nous sommes pour la démarche du dialogue sur des sujets importants qui concernent les citoyens et la gestion du pays et les questions importantes posées sur toutes les scènes afin d'arriver à un consensus». Même constat pour le MSP. Son chargé de communication indiquera que son parti plaide la «mise en place d'un dialogue», arguant que cette revendication est basée sur plusieurs raisons. M. Belabès Belabès, chef du groupe parlementaire du RND, membre actif de l'Alliance présidentielle, dira, pour sa part, que «le groupe parlementaire du RND a invité le gouvernement à un dialogue régulier avec l'honorable Assemblée populaire nationale». Selon lui, «la venue périodique des ministres devant les commissions de l'Assemblée en dehors de la seule présentation des projets de lois sera chaque fois une occasion d'expliquer leur action et d'éclairer les députés». «Cela offrira des arguments supplémentaires qui seront utilisés par les députés de la majorité pour soutenir et défendre l'action du gouvernement. Cela contribuera sans doute, aussi, dans une certaine mesure, à une meilleure compréhension de l'action et des objectifs du gouvernement par l'opposition parlementaire», a-t-il ajouté.
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