
Robert Moyal, plus connu sous le nom de Robert Castel, est un acteur, comédien, auteur et compositeur. Le natif de Bab El Oued, qui a accompagné son père Lili Labassi (Elie Moyal) des années durant, est sur tous les fronts. A son actif, plusieurs ?uvres de qualité. Sa dernière : sa participation à Alger avec le groupe de musique chaâbi El Gusto. Un énorme succès !Lorsque vous avez foulé le sol algérien, quel sentiment avez-vous ressenti 'C'est toujours avec beaucoup d'émotion et de joie que je mets les pieds en Algérie. J'y suis né et j'y ai vécu un pan de ma vie. Je garde d'excellents souvenirs de ce beau et merveilleux pays où les gens sont toujours courtois et accueillants.Vous avez animé un concert avec El Gusto, le premier en Algérie. Parlez-nous de l'accueil que vous a réservé le public.Excellent sur toute la ligne. Quant au concert, c'est une bonne expérience. Il a été une réussite sur le plan organisationnel et musical ; nous avons été agréablement surpris par le nombre de spectateurs dans cette mythique salle de l'ancien Opéra d'Alger. Nous sommes très satisfaits de notre rencontre avec le public algérien. Une réelle symbiose a été créée et les mélomanes nous ont donné de l'énergie et de l'enthousiasme pour offrir les plus belles mélodies dans la pure tradition musicale algérienne. Ce chaleureux échange démontre, une fois de plus, que l'humanité a les même racines musicales et que les chants ancestraux sont un langage universel.Vous avez partagé la scène du TNA avec des anciens et des représentants de la génération actuelle...En effet, je me suis produit aux côtés de cinq chanteurs : Abdelmadjid Meskoud, Abdelkader Chercham, Yamine Haïmoun, Rachid Berkani, Mohamed El Ferkioui, Ptit Moh comme chef d'orchestre, le saxophoniste américain Chris Byars, 23 musiciens, 4 musiciens, élèves de l'Institut national supérieur de musique (INSM). C'est énorme. Il y avait une ambiance bon enfant. Les jeunes sont tellement talentueux. Je les encourage dans leur parcours.Quels souvenirs gardez-vous du TNA 'Avec mon père Lili Labassi, j'ai connu autrefois l'Opéra d'Alger. J'y ai joué avec l'orchestre de mon père et une pièce de théâtre qui a eu un énorme succès. A Alger, j'ai participé à six représentations théâtrales et à travers plusieurs pays francophones, une pièce de théâtre intitulée « La famille Hernandez », en 1957, 1958, 1959, 1961 et 1962 , aux côtés de mon épouse Lucette Sahuquet qui était aussi comédienne. Cet endroit m'est très cher et je suis un peu ému de retrouver cette salle. Je garde surtout le souvenir de mon père.Vous êtes le fils d'Elie Moyal, plus connu sous le nom de Lili Labassi. Cela vous a certainement aidé dans votre parcours et vous a permis de côtoyer les pionniers du théâtre algérien..Foncièrement. J'ai appris énormément de choses. J'ai appris l'art avec mon père et à être artiste. Je me suis, en effet, frotté à plusieurs personnalités culturelles algériennes. Ils collaboraient à l'époque avec mon père. Je soulèverais, par ailleurs, un point très important, l'oubli de l'ancêtre du théâtre algérien qui n'est autre que Rachid Ksentini. C'est une offense à la mémoire collective.Pour endiguer cela, que suggérez-vous 'L'idéal serait que les médias soient des initiateurs de cette remise en mémoire de ce large et riche patrimoine, afin que nul n'oublie.Que représente pour vous El Gusto 'Une rencontre, une amitié, une synergie. J'ai été un des créateurs de ce projet de fraternité et de paix. C'est la conclusion d'une réunion de gens qui excellent dans la musique.Quelle distinction faites-vous entre le medh et le chaâbi 'Le medh a un caractère religieux alors que le chaâbi est un genre de musique populaire. En France, toutes les comptines sont populaires comme « Au clair de la lune ». Il existe dans le patrimoine populaire, des chansons anonymes, cependant le chaâbi est une musique du peuple, par le peuple et pour le peuple.Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui voudraient se lancer dans cette belle aventure, dans ce métier de chanteur ou d'acteur 'Tout d'abord, je leur dirais qu'il faut être passionné, ce qui est essentiel dans chaque métier artistique. Il ne faut pas avoir peur. Il faut être un donneur d'idées. Sans la passion, il n'y a pas de chef-d'?uvre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com