Si la lecture du parcours du militant et moudjahid Hocine Aït Ahmed renvoie à ses mémoires, le compagnon, docteur Saïd Chibane, qui l'a connu en 1940 au lycée de Ben Aknoun, interpelle, lui, l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), pour la récupération des archives, encore à l'étranger, de cette icône de la guerre d'indépendance.Abdelhalim Benyellès ? Alger (Le Soir) - La commémoration de la mort de Hocine Aït Ahmed, hier mercredi, au Forum d'El Moudjahid, sous le thème «La lecture des mémoires du moudjahid Hocine Aït Ahmed», a fait l'objet d'une conférence animée par le docteur Mohand-Arezki Ferrad et Djamel Yahiaoui, en présence des compagnons du défunt du mouvement national et de la guerre de Libération. Il s'agit d'une rencontre académique où les intervenants ont fait référence aux mémoires de Hocine Aït Ahmed, qui retracent ses qualités morales orientées vers la préservation de l'identité nationale et le combat pour la libération de l'Algérie. «Aït Ahmed fut à la fois un homme de savoir et un militant de la cause nationale», dira le docteur Mohand-Arezki Ferrad. Ses qualités nourries de culture politique, il les a forgées au mouvement national dès son jeune âge.
Se référant à «Mémoires d'un combattant», l'orateur indique que le militant considérait l'apprentissage de la langue arabe comme une constante de l'identité nationale.
C'est dans ce sens que son respect pour l'association des Oulemas, en tant que vecteur de prise de conscience, a été privilégié par Hocine Ahmed, et dont la dimension s'inscrit dans un cadre militant d'«éveil politique», des populations par opposition à l'appartenance à l'identité de l'occupant français. C'est ainsi que le militant portait un intérêt particulier aux idées de Abdelhamid Ben Badis, qui se référait aux valeurs identitaires algériennes, tout en enseignant l'arabe en tant qu'outil d'acquisition du savoir. C'est dans ce sens que le compagnon du dirigeant nationaliste, le docteur Saïd Chibane, est revenu sur les débuts du parcours de militant de Hocine Aït Ahmed dans les activités clandestines au sein de l'association des élèves musulmans au sein du PPA. Il dira que Aït Ahmed minimisait la crise berbère et, en même temps, il respectait l'idéologie de Ben Badis.
La création du FFS par Hocine Aït Ahmed en 1963 a été brièvement évoquée par les participants, mais sans pour autant s'étaler sur les actions et les options politiques du parti d'opposition. Autant dire que la rencontre organisée par l'association Mechaâl Echahid a cerné la rencontre dans son aspect purement académique, évitant toute réflexion inhérente au militantisme d'opposition à l'ordre politique en place.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelhalim Benyellès
Source : www.lesoirdalgerie.com