Par Pr Nacira ZELLAL*
Les «géants de la psychologie», ont improvisé un bout de cursus non conforme, qu'ils dénommèrent «Orthophonie» (1977-1978). Dès mon retour de formation des universités de la Sorbonne, j'ai alors scientifiquement réagi, de façon pédagogique, le refondant totalement. Il le fallait du simple fait qu'en tant que française, l'institutrice qui le leur a instauré, ne pouvait pas se référer aux études sur la réalité socio-culturelle algérienne ni sur les systèmes linguistiques, phonétiques et acoustiques arabes oraux et kabyles pour diagnostiquer et soigner les troubles d'acquisition ni sur le système de la langue arabe pour diagnostiquer et soigner les troubles d'apprentissage. Ainsi, «normaliser» un test, travail de simple comptage de comportements récurrents pour isoler des normes, n'est point «l'Adapter», travail scientifique de longue haleine, plus difficile à réaliser qu'un doctorat, pour ensuite le confectionner en un matériel rendu disponible et livrable! Des Assistants en psychologie sociale, à l'heure du cognitivisme, courant moderne, qui, à l'époque déjà, était en pleine émergence, ne pouvaient donc pas créer l'orthophonie, science cognitive par excellence, sans la maîtrise de ses concepts et ses techniques. Dans cet article, je rappelle d'abord le pourquoi épistémologique de l'impossibilité d'émerger, des sciences humaines et sociales, vecteurs, vu que leur objet c'est l'intelligence, exprimée par le comportement, du développement socio-économique. Tous mes articles innovateurs sont versés en ligne, sur le site de l'URNOP de l'université d'Alger 2. Ce parcours épistémologique a créé la chaire, le métier, la recherche scientifique et le développement technologique de tout un Département, assorti de son Laboratoire promu Unité de recherche et poursuivi par l'Offre de Centre de recherche, qui a reçu l'avis favorable du CSP de la DGRSDT du 23 décembre 2020, mais dont l'habilitation, par le ministère est bloquée depuis, pour d'occultes motifs. Comme est bloquée l'offre médicale en orthophonie, qui, elle, a reçu l'avis favorable de la faculté de médecine d'Alger 1, le 24 février 2021.
Nos progrès ont même acquis le niveau non seulement, de proposer à nos gouvernants de placer l'enseignement de l'orthophonie dans son lieu universel et naturel, puisque ce n'est pas une science sociale, mais médicale, mais aussi, une première depuis l'indépendance, de l'exporter vers des facultés de médecine étrangères!
Ensuite, j'explique comment le critère social des relais de ces «psys» retardataires des années 70, retranchés en France sans nous perdre de vue, gangrène à ce jour, l'orthophonie, que l'URNOP développe toutefois et à l'international, et en termes novateurs, de science purement neurocognitive. Ce legs à laisser ne sera pas perdu. Il parlera, aujourd'hui ou demain et la relève à même de le concrétiser, les 3 premières promotions 2017, des 14 premiers docteurs LMD, en neurosciences et e-Therapy, soutiendront, pour la plupart, leur thèse courant 2023.
2. La psychiatrie et la psychanalyse sont sociales en Algérie et elles décident pour l'orthophonie, cogniscience, ce qui veut dire que des problèmes graves sont gérés par des thèses fausses. Les opérations se déploient à l'insu du spécialiste-fondateur et vrai professeur, titulaire de la chaire d'orthophonie! Elles décident donc, forcément tout faux, à l'aide du plagiat en copier-coller du site de l'URNOP!
Symptôme social
La dichotomie novatrice science descriptive/science explicative est largement expliquée. Je rappelle juste à ma collègue d'Alger 2, que les tenants de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la psychologie sociales, confondent gravement, depuis les années 70, une fois la psychologie clinique créée par feu le Pr Benmiloud aux années 60, le symptôme social ou comportement soit normal soit déviant, avec sa cause. Or, la prise en charge d'une quelconque déviance (aphasie, dysphasie, autisme, névrose, comportement suicidaire, d'addiction,...) ou d'un comportement social normal d'ordre socio-culturel propre à un pays et pas à un autre, autrement dit non universel et spécifique, prend son essence de sa cause, lorsqu'il s'agit d'un trouble et de son explication lorsqu'il s'agit d'un comportement normal.
Cause et explication sont à puiser d'une école théorique, nous sommes des universitaires, autrement dit, des chercheurs et non des guérisseurs!
En sciences humaines et sociales, il n'existe que 2 courants théoriques, qui sont à même de nous fournir les concepts situés à la base de tout acte clinique: la psychanalyse, qui, non comprise en Algérie, n'existe plus qu'à Paris et en Argentine et qui donc est obsolète et le cognitivisme moderne. Le Pr Chems Eddine Chitour, aux années 90, m'a répondu: «Aujourd'hui, j'ai appris quelque chose!», lorsqu'aux années 90, je répondis à sa question sur ce qu'est la psychanalyse (usant de mon style pédagogique, par lequel j'explique tout concept, à partir d'un exemple trivial d'illustration), en ces termes: «Lorsqu'une dame plaît à un homme, son inconscient lui édicte de lui sauter dessus, mais son conscient, sa raison, sa vigilance, son éveil, son choix actif comportemental, le lui interdisent. Autrement dit, le comportement-symptôme est régulé par les fonctions humaines exécutives, perceptives, intellectuelles, bref, par le bagage cognitif, lequel est logé dans le cerveau»... Et ajouterai-je, à cette étape du progrès actuel de ma pensée, se déploie en 2 moments de la vie: au décours du développement de l'intelligence objet de la psychologie génétique de 0 à 15 ans ou de l'acquisition de 0 à 6 ans, objet de la psycholinguistique, qui sera suivie des apprentissages de 6 ans jusqu'à la fin de la vie, pour entrer dans l'ère de la modernité: Les neurosciences cognitives, que crée justement l'URNOP.
C'est bien la création et le développement neuroscientifique de la recherche orthophonique, jeune science clinique pluridisciplinaire évoluant dans un modèle élaboré en plusieurs décennies et reconnu, qui nous donne, aujourd'hui, cette hauteur, cette vue panoramique des sciences humaines, sociales et médicales, qui font du digital, objet des sciences informatiques et des autres sciences exactes, leurs alliés. Et, si je ne m'abuse, c'est bien, aussi, l'orthophonie qui crée, en Algérie, la psychologie cognitive universelle, puisqu'elle ne s'attaque pas aux problèmes socio-culturels-spécifiques à l'Algérie, mais aux problèmes universels, rangés en termes de neurosciences et de neuropsychologie: troubles amnésiques dus aux maladies neurodégénératives, aux AVC, troubles d'acquisition comme l'autisme, d'apprentissages comme la dyspraxie et la dyslexie, troubles phonatoires et phonétiques dus aux fentes palatines, aux laryngectomies dues au cancer des cordes vocales, sans omission des dysphonies fonctionnelles, des troubles neuropsycholinguistiques de la communication et neuromoteurs dus aux IMC, aux trisomies...
Or, dans notre pays, la psychiatrie, la psychanalyse et la psychologie sont sociales, tribales, spécifiques donc à l'Algérie à l'heure de l'épigénétique et de la neuro-éducation; or encore, les thèses d'acquisition-apprentissages objet des neurosciences cognitives actuelles, sont nées aux années 60, en réaction justement, contre le critère social-tribal-spécifique! Pour leurs inventeurs, tout comportement est individuel, pour ensuite pouvoir devenir social, tout comportement s'explique par le cognitif humain et l'orthophonie est découverte en Algérie à l'international, comme étant une TCC: «Thérapie en psychologie clinique» et «Rééducation» (vu l'implication phonétique physiologique, acoustique et médicale) en orthophonie, cognitivo-comportementaliste.
Les labos de Suisse
Ainsi, on «tape» sur le symptôme social avec du cognitif universel et non avec du social-local, à défaut, le soin resterait symptomatique, descriptif et donc sujet à récidive du comportement dysfonctionnel, «dys-social». Si je me trompe, qu'on me le démontre et hic et nunc, au lieu de me combattre à partir de malsaines arrière-cuisines de l'institution censée être un lieu de débats scientifiques et non de potions sorcières de coulisses! La psychiatrie, pour évoluer, a donc tout intérêt à intégrer dans son soin, le concept d'acquisition objet de la neuropsycholinguistique, concept que nous empruntent les Laboratoires de Stanford, de Suisse et de France et ce, du fait que l'autisme, dont «elle s'occupe» en tant qu'«Experte» absolue, est un trouble d'acquisition et non psychiatrique ni social! La psychologie, en chute libre, quant à elle, a tout intérêt, pour montrer son rôle, qui est d'importance, à «lâcher» son sociologisme ravageur et à se recycler en cognitivisme moderne et utile. La psycholinguistique clinique qu'elle combat en toute incompétence, n'est pas née dans le monde, pour le roi de Prusse!
Et comme rien n'est fait au hasard, j'ai partagé la prestation du président Macron, du 25 août 2022, donnée aux Salons de la Sorbonne, juste avant sa venue à Alger, à travers laquelle il prône les neurosciences dans l'école et à l'université, c'est-à-dire, dans l'acquisition et les apprentissages, binarité cognitive, que j'explique depuis des lustres, sans que nul ne m'écoute.
Ainsi, Macron a cosigné un contrat avec la DGRSDT, sans qu'il sache, que notre ministère et notre DGRSDT zappent littéralement les neurosciences cognitives dans son expertise, alors que la France en fait le vecteur de sa relance économique! Alors, wait and see, nous verrons que les échanges algéro-français, n'auront lieu, comme toujours, qu'en sciences exactes, secteur évoqué dans mon article sur l'innovation (L'Expression du 14 mai 2022), comme «peu nocif»...
À la place du médecin
Je proposerai un article, pour faire état du sabordage des neurosciences orthophoniques, à partir de Paris, puis par ses relais, tenants de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la psychologie sociales, judicieusement rangés comme experts à mon exclusion, pour l'orthophonie, dans toutes les commissions dites «d'experts», en un réseau cohésif et cohérent, depuis les CSD jusqu'à la CUN, en passant par les Conférences régionales, les Agences thématiques, les CPN, les CNH,... Ceci est une bavure historique, du fait que le pharmacien ne décide pas pour la médecine, à la place du médecin. M'exclure en tant que SEUL (si tant est que le 2e est évalué par le 1er, à défaut d'avoir, contre Nature, les monstruosités auxquelles on assiste, comme si les chats pouvaient faire des chiens), à ce jour, Professeur-Expert en orthophonie, en Algérie, fait que toute la décision pour cette chaire est illicite et donc non conforme.
Pour l'Historique aussi, j'ai pour devoir de dénoncer la cabale 2010-2011 soulevée pour s'offrir des grades indus par détournement en série avec falsification, du Magistère1987, livré à sa
première sortante, qui l'a tué, de la LicenceLMD2007, du DoctoratLMD2012, du Master2010, de mes 22 thèses, y compris 6 déposées avec décision de soutenance, sans exclure mes cours et mes primes de rendement, instrumentalisation et dressage faits, de mes propres étudiants-enseignants, contre ma personne. Objectif: m'interdire de produire le 2e Professeur d'orthophonie. Ma 1ère relève (une trentaine de brillants thésards) est, aujourd'hui, entièrement détruite, sacrifiée, gaspillée. Visant mon exil, en vain, ils obtiennent alors le retard socio-économique des décennies à venir. L'étranger ne veut pas le bien du pays.
*professeure des universités-Directrice de l'entité de recherches en orthophonie
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com