L'économiste Farid Benyahia insiste sur la nécessité de la réforme de tous les secteurs, à commencer par la restructuration et la numérisation du système bancaire. La modernisation de l'économie repose aussi sur des mécanismes nouveaux basés sur la rationalisation des dépenses publiques.Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - L'expert en économie, relations internationales et spécialiste des technologies avancées, explique que la situation d'instabilité économique que vit l'Algérie est due essentiellement au «lourd fardeau» hérité de la gestion antérieure du pays qu'il désigne par la «Issaba», et à la conjoncture sanitaire provoquée par le coronavirus qui a impacté sévèrement l'économie, dit-il.
Farid Benyahia, qui s'exprimait hier sur les ondes de la Radio nationale, préconise à ce sujet la levée « immédiate» du confinement et la reprise des activités économiques, notamment dans les secteurs clés, à savoir les travaux publics et l'agriculture, mais aussi la relance des grands projets «villes intelligentes» afin, dit-il, d'apporter une valeur ajoutée à l'immobilier. Comme il a également insisté sur la technologie moderne de l'intelligence artificielle qui relève de la numérisation des secteurs économiques. C'est ce qu'il désigne par « excellence scientifique», qui doit passer impérativement par la mise à niveau des universités et des centres de recherche dans le cadre de cette nouvelle politique. Dans le même contexte, il appelle, en outre, à la numérisation de tous les secteurs stratégiques, tels que le système bancaire, les secteurs douaniers et fiscaux et en même temps l'analyse des données du secteur des hydrocarbures, mais aussi des autres industries afin d'identifier toutes les contraintes. L'essor économique passe aussi par la création de pôles agricoles et touristiques et la facilitation des procédures d'investissement par l'instauration d'un climat de « compétitivité » qui va dans le sens des intérêts du pays, à l'encontre de toute forme de bureaucratie, appelant dans ce sens à s'inspirer du modèle de la Malaisie. Concernant la dernière décision gouvernementale portant création d'un nouveau département des mines, l'expert a salué l'initiative qui, selon lui, permet non seulement de développer le secteur qui dispose de beaucoup de richesses, mais aussi de générer des «milliers de dollars», cela «à condition d'assurer une stratégie dans la gestion de ce secteur». Et d'ajouter dans le même sillage que «l'Algérie pourrait aller loin dans le domaine des grands investissements», ce qui se répercutera positivement sur la valeur du dinar. Cette réorganisation du secteur des mines permettra à l'Algérie de se hisser parmi les premiers exportateurs de phosphate au monde, conclut-il.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelhalim Benyellès
Source : www.lesoirdalgerie.com