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L'expérience algérienne présentée au Caire



L'expérience algérienne présentée au Caire
Toutes les Constitutions algériennes ont consacré le principe d'égalité entre l'homme et la femme devant la loi.L'expérience algérienne en matière des droits de la femme magistrate ainsi que le parcours des magistrates algériennes ont été salués par les participantes à la conférence «Magistrates dans le Monde arabe: défis et réalisations» qui se poursuit dimanche au Caire. La conférence est organisée par l'Organisation de la femme arabe (OFA) en collaboration avec le Pnud en présence de la présidente du Conseil d'Etat, Mme Soumeya Abdessadouk.L'exposé présenté par la présidente du Conseil d'Etat a suscité un débat autour de l'expérience algérienne notamment au plan législatif (Constitutions et lois).Toutes les Constitutions algériennes ont consacré le principe d'égalité entre l'homme et la femme devant la loi, a souligné Mme Abdessadouk ajoutant que la Constitution amendée en 2008 a prévu des mécanismes juridiques visant à promouvoir les droits de la femme et dynamiser sa participation dans le domaine politique La même responsable a indiqué que le statut de la magistrature ainsi que la loi organique relative au Haut Conseil de la magistrature garantissent le droit d'égalité, ce qui permet à la femme magistrate d'occuper tous les postes de ce corps.D'autres facteurs ont favorisé l'occupation par la femme algérienne de hauts postes dans le corps de la magistrature, dont sa résistance durant la décennie noire et l'existence d'une volonté politique en vue de promouvoir la femme à travers la mise au point de textes juridiques consacrant ses droits et la réforme de la justice, a-t-elle enchaîné.La même responsable a salué le rôle des institutions éducatives et culturelles algériennes en matière de promotion des droits de la femme.Revenant sur la présence de la femme algérienne dans le corps de la magistrature, notamment à la faveur de la réforme de la justice, Mme Abdessadouk a rappelé que sur 5384 magistrats, 2274 sont des femmes soit plus de 42%. Pour la première fois après l'indépendance, une femme a été désignée procureur générale près la cour de justice de Boumerdès, a-t-elle ajouté.Elle a indiqué que la présence de la femme à la Cour suprême et au Conseil d'Etat est aussi importante que sa forte présence dans les tribunaux et les cours de justice. Elle représente en effet plus de la moitié des conseillers près le Conseil d'Etat avec 21 conseillères, dont plusieurs occupant des postes de responsabilité, sur les 41 membres que compte le conseil.Mme Abdessadouk a enfin souligné que la magistrate en Algérie occupe au niveau de toutes les instances judiciaires des postes de responsabilité (cour de première instance, Cour suprême) outre sa forte présence dans les métiers auxiliaires (66% de greffiers et 60% d'avocates). Elle a souligné que la présence de la femme algérienne dans des postes de responsabilité ne se limite pas à la magistrature. Elle occupe également des postes de responsabilité dans les secteur de la santé et de l'enseignement, à titre d'exemple.Quant à Mme Zoubida Assoul, avocate activant dans le réseau juridique des femmes arabes, elle a indiqué que la femme algérienne est présente dans le corps de la magistrature depuis 1963, seulement aujourd'hui, le taux de ces femmes a sensiblement augmenté plaçant l'Algérie à la tête des pays arabes.Selon elle, le taux des femmes dans le corps de la magistrature avoisinera au cours de la prochaine période celui des hommes, au regard du nombre d'étudiantes à l'Ecole supérieure de la magistrature actuellement (50% du total des étudiants de cette école).L'accès des femmes aux postes de responsabilité est favorisé par le système des concours adopté par l'Etat qui a permis à la femme d'affirmer sa compétence, contrairement au système de quotas ou de décision politique adopté par d'autres pays.Mme Assoul a ajouté que de nombreux pays arabes tentent de comprendre et d'étudier l'expérience algérienne pour convaincre les parties politiques à adopter les mêmes mécanismes dans ce domaine, soulignant que toutes les participantes à cette conférence qui a regroupé 11 pays arabes ont salué l'expérience algérienne, qu'elles considèrent comme un modèle à suivre.La conférence, inaugurée samedi par le ministre de la Justice égyptien, porte sur la situation des magistrates dans le Monde arabe et les acquis et réalisations de la femme dans ce domaine.


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