
Ahmed Ouyahia garde un pied sur l'étrier du parti. Ce qui l'habilite à jouer les premiers rôles si la conjoncture politique l'exige. Le positionnement du RND, en perspective de la présidentielle, est d'autant plus nuancé. "Si le président de la République postule pour un quatrième mandat, nous le soutiendrons, s'il ne se présente pas, les instances du parti examineront la question en temps opportun", nous a déclaré, hier, Mme Nouara Djaffar, porte-parole du RND.Cautionner un quatrième mandat pour le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ou continuer à soutenir son programme et ses réformes ' Jusqu'à hier, le RND a entretenu une certaine ambiguïté sur sa position par rapport à la prochaine élection présidentielle. Il a valsé sur les deux options de telle manière à conduire les observateurs de la scène politique nationale à en donner des interprétations différentes, parfois fortement nuancées.Interpellée sur le propos, la porte-parole du RND, Mme Nouara Djaffar nous a affirmé que le RND "?uvre d'abord à la préservation de la stabilité du pays et la continuité des réformes. Pour ces raisons, nous soutenons le président de la République". Clarifiant davantage sa pensée, elle a ajouté que le parti appuiera la démarche du président Bouteflika, s'il décide de briguer un quatrième mandat. "Au cas où il ne se présenterait pas, la question sera examinée au niveau des instances du parti", a-t-elle poursuivi. Et là, c'est pour la première fois que l'on évoque, au niveau de la direction du Rassemblement, l'éventualité que le prochain chef de l'Etat ne soit pas forcément l'actuel locataire du Palais d'El-Mouradia. Il faut convenir que ce dernier ne s'est point prononcé sur ses intentions de rempiler pour un quatrième mandat ou pas. L'idée est portée par des partis politiques, comme le FLN ou le RND, sans qu'ils y mettent une grande conviction. D'ailleurs, le RND, tout au long de son congrès ordinaire, qui a clos ses travaux hier soir, a montré une autre voie possible à suivre et un autre homme potentiellement présidentiable, soit Ahmed Ouyahia.Mardi matin, la simple évocation de son nom et de son parcours aux commandes du parti a fait vibrer la salle au rythme des "viva Ouyahia". Hier, bien qu'absent du congrès à cause d'un déplacement à l'étranger en mission officielle, il a été élu, dans le quota d'Alger, membre du conseil national, instance souveraine entre deux congrès. Ainsi, l'homme qu'on croyait évincé du parti y garde un pied à l'étrier. Ce qui l'habilite à jouer les premiers rôles si la conjoncture politique impose un scénario inédit pour la présidentielle de 2014. Au-delà, les congressistes ont élu, par wilaya, leurs représentants au conseil national, qui compte 380 membres, auxquels s'additionneront 36 désignés directement par le secrétaire général. Le CN s'est réuni, juste après la clôture du congrès, pour installer une commission chargée d'adapter le règlement intérieur aux nouveaux statuts du parti.Dans un délai de 15 jours, cette instance réunira sa première session ordinaire pour valider la composante du bureau politique où siégeront 17 à 21 cadres du rassemblement, choisi par Bensalah après concertation avec les membres du CN.S HNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila HAMMADI
Source : www.liberte-algerie.com