Alger - A la une

L'évaluation des quantités produites indispensable



L'Agence nationale des déchets (AND) s'attelle à l'élaboration de la cartographie de la production de tous types de déchets, notamment les déchets d'activité de soins. Selon son DG, Karim Ouamane, l'évaluation des quantités produites est indispensable pour assurer une meilleure gestion des flux de déchets.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - La crise sanitaire de Covid-19 a généré une production supplémentaire de déchets d'activité de soins. Un surplus qui est selon le directeur général de l'Agence nationale des déchets (AND), plus important en termes de volume qu'en poids. «La plus grande partie de ces déchets est composée de l'habillement de protection individuelle du personnel de la santé», a-t-il précisé jeudi dernier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 2. Même si les structures sanitaires ont une expérience dans la gestion de ces déchets, elles ont été tout de même, incitées dès le début de la crise sanitaire, à «accélérer les procédés d'évacuation et de traitement afin d'éviter tout risque de contamination», ajoute Karim Ouamane.
Outre la hausse de la production des déchets des établissements sanitaires depuis l'avènement de la pandémie, l'AND a été également confrontée à une nouvelle donne. Des outils de protection individuelle (bavettes, gants, ...) sont jetés quotidiennement dans les déchets ménagers. Une situation que son DG qualifie de «très problématique». Outre la planification ordinaire quotidienne de ces déchets, une planification d'exception et spécifique s'est imposée. «Nous avons d'ailleurs, recommandé aux citoyens de mettre ces produits usagés à l'écart dans un sac pendant au moins 24 heures avant de les jeter avec les déchets ménagers», dit-il. Rappelant que les quantités de déchets générées en 2020 en Algérie, ont atteint plus de 13 millions de tonnes, l'invité de l'émission estime qu'un générateur de déchets doit les trier par catégorie.
Cette gestion, souligne-t-il, repose sur l'organisation et la planification. Il fait savoir, à cet effet, que l'organe de gestion des déchets de chaque collectivité locale doit élaborer un schéma communal de gestion des déchets ménagers à valider par la population. Seulement, note-t-il, l'application de cette obligation réglementaire fait parfois défaut car «les élus ne sont pas au courant de ces mécanismes et c'est notre mission de les informer». Il plaide également pour la mise en place par les communes des dispositifs nécessaires pour la gestion des déchets afin que «les flux différenciés à la source trouvent leur circuit». Pour lui, il est question d'alléger la procédure de séparation des déchets qui est coûteuse. Quant aux déchets dangereux hospitaliers, Karim Ouamane assure que ces établissements, pourtant responsables de leurs flux de déchets, sont accompagnés par son agence. Une démarche qui nécessite selon lui, de disposer des chiffres. «Nous avons toute une équipe sur le terrain pour l'évaluation des quantités de déchets produites. L'idéal est d'identifier la quantité de produits de soins générée par lit afin de pouvoir élaborer la cartographie de la production de tous types de déchets, notamment les déchets d'activité de soins», conclut-il.
Ry. N.
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