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L'essentiel, à voir avec le c'ur



Cette exposition, qui a pris une dizaine d'années de travail à l'artiste, est riche de près de 30 ?uvres réalisées avec des techniques mixtes mêlant fusain, henné et acrylique.L'année solaire, c'est connu, est légèrement différente de l'année du calendrier. Mais avec le temps, cette légère différence augmente jusqu'à décaler les saisons.
C'est pour cette raison qu'il y a un jour intercalaire, le jour ajouté au mois de février, lors des années bissextiles, afin d'éviter justement ce décalage. La seconde intercalaire est un ajustement occasionnel d'une seconde du temps universel coordonné (UTC) lié au temps atomique international (TAI), pour que le temps universel coordonné demeure proche du temps solaire moyen donné par le temps universel (UT1), lié à la rotation de la Terre.
C'est certainement la lumière du soleil africain qui a incité l'artiste russe, Valentina Ghanem Pavlovskaya, à s'installer en Algérie au début des années 1980. Sa nouvelle exposition de peinture à la galerie Bloom The art Factory à Alger, est mystérieusement intitulée «La seconde intercalaire ».
Cette exposition, qui a pris une dizaine d'années de travail à l'artiste, est riche de près de 30 ?uvres réalisées avec des techniques mixtes mêlant fusain, henné et acrylique, notamment. Dans cette «Seconde intercalaire », l'artiste explore le rapport du corps (féminin surtout) à la temporalité du moment et redessine, de manière subjective, les frontières du réel pour questionner ces moments volés (ou gagnés) au temps au cours d'une vie. Les éléments essentiels de l'univers de l'artiste y sont présents avec la plus grande des subtilités.
Les sources d'inspiration de cette grande artiste, fille d'un grand artiste d'Odessa, Valentin Vasilivitch Pavlovsky, sont multiples, notamment la musique, la littérature, le rêve, les étoiles et le désert algérien. Toutes ces sources d'inspiration se retrouvent dans ses différentes expositions, comme « Symphonie du désert »,
« Quelques notes de blues » ou « Partition lumineuse ». Le corps humain, cette magnifique ?uvre d'art, fascine aussi l'artiste. Mais, pour Valentina Pavlovskaya, le corps n'est pas un simple moyen (physique) qui permet à un esprit d'exister dans ce monde qu'on appelle « réel » ou terrestre. Le corps est, pour elle, une entité métaphysique faite d'émotions, d'énergies et de sensations. Aussi, chaque rencontre est une expérience sensorielle.
Dans «La seconde intercalaire », le corps (de la femme), à l'état naturel, est omniprésent. Le visage, en revanche, est souvent flou, abstrait ou même caché par une main, par la propre chevelure du sujet? Mais comme le dit le renard au Petit Prince, «on ne voit bien qu'avec le c?ur. L'essentiel est invisible pour les yeux ».
Valentina Ghanem Pavlovskaya a certainement des messages et beaucoup d'émotions à transmettre à travers cette très intéressante exposition qui restera ouverte jusqu'au 12 novembre prochain chez Bloom The Art Factory d'El-Biar, une galerie dont la devise est «In art we trust » (en l'art nous croyons).
Kader B.
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