
Vous êtes à la tête de la fédération algérienne d'escrime depuis 2011. Comment évaluez-vous les quatre années de travail dans une instance qui a connu plusieurs problèmes 'J'avoue que ce n'était pas facile de travailler dans une fédération secouée par divers problèmes. Au bout de trois ans, la discipline a connu des refus de bilans d'ex-présidents et les suspensions infligées par la fédération internationale, notamment à Salhi Feriel. Il fallait, en premier lieu, régler tous les différends avec la fédération internationale. Nous avons, par la suite, entamé un travail de base. A l'époque, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, a répondu favorablement à nos doléances, notamment la mise à notre disposition de la salle du centre Ghermoul. J'ai pris en main l'équipe nationale du sabre qui a vu l'intégration de minimes. Nous avons veillé à l'application d'un programme chargé avec un volume d'entraînement conséquent entre 25h et 30h par mois. Cela a porté ses fruits et nous avons imposé notre suprématie en championnats arabes et durant plusieurs championnats d'Afrique. La rude concurrence des Egyptiens et des Tunisiens ne nous a aucunement gênés. Nos jeunes ont pris confiance et n'ont pas baissé les bras.Financièrement, est-ce que la situation s'est améliorée 'Au départ, nous avons peiné avec un petit budget. Suite aux résultats obtenus, le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, a donné une considération supplémentaire à la discipline. Je vous annonce aussi que nous ne sommes plus endettés. C'est déjà une bonne nouvelle pour tous les escrimeuses et escrimeurs.Quelle a été votre politique dès le début de votre mission 'C'était de vulgariser la discipline au niveau des pôles de développement. Nous avons équipé plusieurs salles avec des planchers spécifiques, notamment celles de l'intérieur du pays comme à Chlef et à Bel Abbès. Au total, plus de 1.000 mètres ont été installées. A cela s'ajoute le suivi au niveau des pôles fédéraux. Les résultats sont jusque-là satisfaisants, vu que nous avons pu intégrer le top 20 du classement mondial chez les dames. Le dernier championnat du monde féminin a été organisé, récemment, par l'Algérie au chapiteau de l'hôtel Hilton. Une compétition qui a vu l'équipe nationale se classer 10e.Ne pensez-vous pas que nos représentantes pouvaient mieux faire 'Mieux faire était pratiquement un miracle. Nous avons accepté l'organisation pour donner de la compétition mondiale à nos athlètes. C'était un bénéfice pour la discipline et pour nos jeunes. La plupart d'entre-eux sont en quête d'expérience. Il faut leur donner du temps et ne pas les brusquer. Figurer parmi les trois meilleurs du monde n'est pas aussi simple qu'on le croit. C'est le fruit d'un travail depuis le jeune âge avec la stabilité et les moyens comme conditions.Comment voyez-vous l'avenir de l'escrime en Algérie 'Je le vois radieux et plein de bonnes surprises. Quand on met les intérêts personnels de côté, la réussite se rapproche. Nous allons continuer à former notre propre armada, sans fermer les portes aux binationaux. Les athlètes résidant à l'étranger sont les bienvenus. C'est leur droit. Nous n'avons jamais contacté un seul émigré. Je tiens à féliciter l'intérêt porté à nos équipes nationales. Cependant, nous allons donner la priorité aux meilleurs, qu'ils soient binationaux ou de l'intérieur du pays. Venir de l'étranger n'est pas synonyme de place assurée en équipe nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A K
Source : www.horizons-dz.com