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L'entrée de la ville, enlaidie par des commerces informels



L'entrée de la ville, enlaidie par des commerces informels
L'entrée de Bordj Bou-Arréridj est devenue le fief de dizaines de baraques de fortune à usage commercial. Et tout indique que ces lieux ne sont pas prêts à se départir de ces baraques au c?ur de la capitale des Bibans. Le pire, c'est qu'à force de les côtoyer, une partie de la population semble s'en être accommodée. En effet, aujourd'hui, la capitale de l'électronique présente aux visiteurs une image qui ne l'honore guère. Une image à mi-chemin entre le cadre urbain et celui rural. Une même ville, mais deux visages différents. Et en face des quartiers chics, des immeubles résidentiels et des usines de grandes enseignes, se trouvent des baraques illégales, inesthétiques, étroites et anarchiques à chaque coin de la cité. Deux univers aux antipodes les uns des autres qui bien que cohabitant de près, suivent chacun un mode de vie, diamétralement opposé. "Une ville meurtrie et dans un état lamentable et désolant", disent les anciens Bordjiens. "L'entrée de la ville donne l'impression d'être un souk rural", précise Akli, un des habitants du vieux Bordj. "Outre l'occupation abusive et anarchique de ses principales artères, les bas-côtés et des trottoirs, on découvre des commerces douteux à donner des frissons dans le dos !", ajoute-t-il.En effet, on sert librement des grillades, on vend de la sardine, de la viande et du poulet vivant sans n'être nullement inquiété ! Cet effacement irresponsable (mais certainement rentable) a incité des propriétaires de certains commerces à les transformer, sans aucune pudeur, en informel. S'est-on conformé aux exigences légales pour s'adonner à ces activités commerciales ' Apparemment non. Vu l'état des lieux ! On déplore cependant l'absence totale des services d'hygiène des différents départements concernés.Aucune hygiène. Aucun respect de l'esthétique de la cité. Quelles impressions offre-t-on aux visiteurs ' Quelle honte ! Surtout que ces lieux se trouvent à l'entrée de la ville. Imaginez un petit peu ce qu'il est des artères des quartiers populaires! Il n'y a rien à dire. C'est une conviction inébranlable. Le lobby du commerce informel est-il si puissant pour que les autorités n'arrivent pas à l'éradiquer ' Qui en tire les ficelles ' Des membres des autorités locales ' Le conseil municipal ' Des éléments des forces auxiliaires ' Ou tout simplement ces commerçants informels qui persévèrent jusqu'au point d'imposer leur diktat ' La situation est abasourdissante. Car les maux causés sont très profonds et font si mal aux citoyens, au commerce organisé, à la ville et à l'Etat à tous les niveaux.C. B.


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