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L'entrée de l'Algérie à l'OMC est une menace pour l'économie nationale



L'entrée de l'Algérie à l'OMC est une menace pour l'économie nationale
La situation actuelle de l'économie nationale ne permet pas à l'Algérie d'ouvrir son marché et d'adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). C'est, en substance, ce qui ressort des différentes interventions des députés du Parti des travailleurs PT et des représentants de la Centrale syndicale (Ugta), initiateurs d'une journée parlementaire sur les accords de libre-échange régionaux mardi dernier à Alger. L'accession de l'Algérie à cette organisation mais aussi son intégration aux accords de libres échanges régionaux (UE et Gzale) dépendent grandement du développement d'une économie nationale forte capable de faire face à la concurrence internationale, ont relevé des experts durant cette journée. Pour eux, il est question au préalable d'une longue préparation des entreprises nationales qui devraient entre autres se mettre à niveau et améliorer leur compétitivité. L'on affirme, au même titre, que l'Algérie dispose actuellement de grandes capacités financières mais n'a pas d'économie forte lui permettant de faire face à la concurrence des pays développés.Des participants ont relevé dans ce sens la faiblesse du tissu industriel et de PME qui n'arrive pas encore à produire et assurer les besoins du marché national. En d'autres termes, une ouverture du marché ne ferait qu'accentuer la crise dans laquelle baignent ces entités économiques. Le marché de l'emploi est également concerné par les effets de la libéralisation de l'économie nationale. Pour Sidi Saïd, SG de l'Ugta, la hausse importante de la facture des importations de l'Algérie contribue à la création et à la sauvegarde de 4,5 millions d'emplois annuellement à travers le monde, citant des données de la Banque mondiale. A ce titre, Sidi Saïd a plaidé pour la promulgation d'un texte de loi visant à mettre des barrières et freiner les importations en vue d'encourager la consommation du produit national. Des importations qui n'ont pas cessé, d'ailleurs, de prendre des sommets ces dernières années.Une tendance que confirme le directeur général du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes, Nourredine Allag, pour qui l'Algérie a importé en 2013 pour 55 milliards de dollars dont près de 10 milliards de dollars de biens de consommation. Mais aux côtés des économistes et des syndicalistes, des acteurs politiques ont exprimé aussi leur «rejet de cette accession» à l'OMC. C'est le cas de Louiza Hanoune, secrétaire générale du PT qui affirme que cette adhésion «détruira l'économie nationale». Enfin, notons que l'Algérie qui négocie son accession à cette organisation depuis plusieurs années a décidé d'accélérer le processus en vue de bénéficier des avantages qu'elle offre. Le ministre du Commerce en a fait même l'une des priorités de son secteur.R. E.


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