
Les dégâts matériels de cet accident sont estimés à 3 milliards de dinars. L'opération de dédommagement des victimes est en cours, a-t-il annoncé. S'exprimant sur les circonstances de la collision entre les deux trains à Boudouaou, le responsable estime, lors d'une conférence de presse animée au siège de l'entreprise à Alger, que l'enquête déterminera s'il s'agit d'une erreur humaine et à quel niveau elle se situe. La défaillance était-elle dans le système d'aiguillage, le fait du conducteur, dans le système de signalisation ou bien s'agit-il d'une erreur humaine externe 'Celui-ci reconnaît, cependant, que les conducteurs subissent les effets de la routine de la conduite quotidienne et la connaissance du parcours qui font que, parfois, ils peuvent être « distraits ».« Moi-même, j'ai ma vision sur cet accident mais je n'ai pas le droit de dire quoi ce soit. L'éthique professionnelle impose la réserve. Maintenant, j'entends à gauche et à droite que l'accident est dû à une erreur humaine. Moi, je réponds que dans tout système, il y a erreur humaine qui représente le taux le plus élevé », estime le DG de la SNTF. Selon lui, c'est cette histoire de facteur humain qui a poussé dans le monde à la recherche de solutions fiables pour sécuriser le transport ferroviaire. La solution a été adoptée en Europe et les pouvoirs publics ont décidé, en 2007, de l'appliquer sur le réseau national. Il s'agit du système électronique de localisation à distance des trains (GSMR). Il minimise l'intervention de l'être humain. C'est-à-dire si le système détecte une vitesse anormale et que l'aiguilleur ou le conducteur n'a pas réagi au moment opportun, le système enclencherait l'arrêt immédiat du train.Bendjaballah expliquera que la SNTF « est victime du retard dans la mise en place de ce système ». Pourtant, ajoutera-t-il, depuis deux années, tous les trains sont équipés des éléments de ce système : des téléphones à bord, des ordinateurs des sondes sous caisses qui détectent la moindre anomalie. Mais il manque la mise en place de l'infrastructure pour mettre en ?uvre ce système. Le DG de la SNTF a souhaité pouvoir un jour communiquer, grâce à ce système avec les conducteurs, de voir tous les trains en face de lui, dans un écran, comme cela se fait à l'étranger. « A travers ce système, je peux intervenir si je vois un train en arrêt anormalement long. Je prends alors le téléphone pour interroger le conducteur sur ce retard. C'est cela la modernité »,a-t-il commenté.D'autant que les lignes de banlieue sont de plus en plus sollicitées, citant en exemple Thénia-El Affroun. Enfin, Yacine Bendjaballah estime que la SNTF est dotée de moyens roulants très sécurisés qui ont fait leurs preuves. A ses yeux, un choc comme celui de Boudouaou aurait fait plus de dégâts autrement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Benkeddada
Source : www.horizons-dz.com