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L'énigme des chantiers à haut risque



L'énigme des chantiers à haut risque
Les accidents de chantiers se multiplient à Alger et le pire est arrivé avec mort d'homme à maintes reprises. Et l'on continue à assister à des incidents d'une gravité telle, que le laisser-aller des services de contrôle est impossible à occulter.Le dernier en date s'est produit avant-hier, à la Glacière dans la commune d'El Harrach. L'effondrement d'un mur suite à des travaux de creusement effectués par un entrepreneur a endommagé plusieurs voitures en stationnement. Fort heureusement, au moment de l'écroulement, aucun piéton n'était de passage.Cet accident a suscité la colère des citoyens qui affirmaient avoir avisé les responsables du chantier de l'imminence de l'effondrement sans pour autant que des mesures soient prises. Les services compétents, censés appliquer la loi et veiller sur la sécurité des habitants et de leurs biens ont, tout bonnement, brillé par leur absence. Cet incident a d'ailleurs poussé de nombreux habitants à s'interroger sur l'application des normes d'hygiène et de sécurité pour les nombreux chantiers autorisés à travers les zones urbaines de la capitale.Faut-il le rappeler, il y a moins de deux semaine, un enfant de 10 ans a perdu la vie suite à un glissement de terrain survenu au niveau d'un chantier à la cité la Concorde à Bir Mourad Rais. L'enfant retiré des décombres a succombé à ses blessures à l'hôpital Mustapha Bacha. Un quadragénaire a été également gravement blessé.Le maire de cette municipalité avait indiqué, dans une déclaration à la presse, que le promoteur est titulaire d'un permis de construire mais n'a pas respecté les mises en demeure qui lui ont été adressées concernant les mesures de prévention à l'effet d'éviter l'effondrement. Mais faut-il attendre que le pire arrive pour agir ' Tout compte fait, respecter scrupuleusement et appliquer les normes d'hygiène, sécurité et environnement (HSE), comme c'est le cas de par le monde, n'est point une priorité dans la première ville du pays.Pis encore, la récurrence de ces accidents dans des communes et quartiers résidentiels, voire huppés, donne à réfléchir. En janvier dernier, l'effondrement partiel d'une bâtisse suite à un éboulement au quartier Sidi Yahia, commune de Hydra, a causé le décès de deux personnes, mortes ensevelies. L'éboulement a été provoqué par des travaux effectués par une entreprise privée pour le compte d'un particulier. La liste des accidents de chantiers est certes beaucoup plus longue.Par contre, à Alger- Centre, les travaux de réhabilitation des immeubles répondent aux moindres normes de sécurité, a-t-on constaté. La raison en est toute simple. Au début de l'opération de restauration et de modernisation du centre d'Alger, un accident s'est produit à la rue Didouche Mourad, coûtant la vie à un jeune ouvrier. Et depuis, il n'était plus question de badiner avec les normes. Hélas, la réglementation ne semble pas appliquée à la lettre par tous les responsables, au niveau des différentes communes.
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