
Moins de discours politique et plus d'actions sur terrain, c'est ce que suggèrent de nombreux experts économiques algériens et étrangers pour sortir le pays de la crise économique qu'il traverse à l'issue du colloque international sur les "Zones franches" organisé par l'université M'hammed-Bouguerra. "Il faut des prises de décision et leur application réelle sur le terrain sans perdre du temps", affirme un expert qui juge que la création des zones franches dépend de beaucoup de facteurs comme l'amélioration du climat des affaires, l'assouplissement des procédures, facilitation fiscale et législative et une refonte globale de l'administration. Un autre facteur évoqué dans les recommandations concerne la stabilité politique et économique. "En dépit des assurances données récemment par les pouvoirs publics notamment sur les avantages liés à la fiscalité, il n'en demeure pas moins que la stabilité politique et économique est un facteur indispensable pour l'amélioration du climat des affaires", lit-on dans la déclaration finale des experts. Selon eux, l'Algérie a intérêt à accélérer le développement de son économie à travers la mise en place de zones franches considérées comme une opportunité pour l'amélioration du climat des affaires et le développement de son économie qui est restée toujours dépendante des hydrocarbures. Ils ont également relevé de nombreuses carences qui sont à la l'origine de blocages et qui entravent la diversification de l'économie algérienne évoquant les hésitations, les lenteurs et les retards dans la mise en place d'une réglementation qui permet aux investisseurs nationaux et étrangers de s'impliquer davantage dans le développement du pays. "La bureaucratie est toujours omniprésente en dépit des assurances données par les différents responsables, manque d'information sur les IDE, chevauchement des institutions chargées de l'investissement et un retard dans la mise à niveau de l'administration publique", affirme un universitaire.Dans leurs recommandations, les experts ont proposé la révision de la règle 51/49 qui demeure un frein pour attirer les investisseurs tout comme ils demandent une lutte acharnée contre la corruption, la bureaucratie, le népotisme et la mise en place d'une réglementation financière moderne en mesure de protéger et d'encourager les investisseurs. "Il est impossible pour l'Algérie de développer et de diversifier son économie sans une ouverture réelle vers l'économie mondiale et sans l'apport des autres pays qui ont connu des réussites dans le développement de leurs économies en optant pour un partenariat gagnant -gagnant", insistent-ils. Ils préconisent également l'exploitation d'autres richesses notamment l'agriculture, le tourisme ou encore les matières premières qui ne sont pas exploitées, notamment celles qui se trouvent au sud du pays, tout comme ils proposent la privatisation des entreprises du secteur industriel et la création d'autres zones d'activité tout en exigeant d'assurer aux investisseurs la disponibilité du foncier industriel et plus d'avantages fiscaux.M. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Madjid T
Source : www.liberte-algerie.com