Hassan Kacimi, coordonnateur du centre opérationnel des migrations au ministère de l'Intérieur, a avoué hier que la criminalisation du "phénomène" des harragas, décidé en 2009 à travers un amendement du Code pénal, n'a pas donné de "résultat".Hassan Kacimi, coordonnateur du centre opérationnel des migrations au ministère de l'Intérieur, a avoué hier que la criminalisation du "phénomène" des harragas, décidé en 2009 à travers un amendement du Code pénal, n'a pas donné de "résultat".
"Nous avons criminalisé l'acte, mais cela n'a pasdonné de résultat. Nousdevons réfléchir et ouvrir d'autrespistes, afin de traiter cette problématique",a affirmé Hassan Kacimi sur lesondes de la Chaîne III. "Il s'agit d'undossier douloureux qui nous interpelle, car il y a une souffrance à prendre encharge", a-t-il dit, selon des proposrepris par l'Agence officielle.L'article 175 bis 1 du Code pénal prévoitune peine "d'emprisonnement dedeux à six mois et d'une amende de20.000 à 60.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement",
pour les harragas.Malgré cette disposition sévère, le phénomènen'a pas cessé et prend depuisquelques jours, des proportions alarmantes.Beaucoup de spécialistes l'imputentà la mal vie, en l'absence de perspectives, le discours alarmisteambiant et l'influence des médias. "Lespouvoirs publics mobilisent beaucoupde moyens pour trouver des solutions àmême d'aller vers une réinsertionsociale réelle de cette jeunesse", soutientM. Kacimi. Toutefois, il préciseque les Algériens "représentent moinsde 1% de l'ensemble des migrants quiarrivent en Italie".
L'accueil et la protection des populations de migrants Le
flux de migrants sur le continent Africain est un phénomène, qui a tendanceà prendre de l'ampleur, notammentvers l'Algérie où, comparativement à l'année 2017, sa pression, même si elle est moins importante,n'en continue pas moins de perdurer. Le coordonateur du Centre opérationneldes migrations au ministère de l'Intérieur relève, que si les pays européens sont légitimement préoccupéspar ce problème, il en va de même pour Alger qui, dit-il, tente de le prendre en charge et de le réguler. Concernant l'accueil et la protection des populations de migrants, M. Hassan Kacimi signale que l'Algérie a, de tous temps, inscrit son action dans le respect des conventions internationales, relevant cependant que sur ce dossier, il n'existe pas de consensus entre les nations qui y sont confrontées.
Des appels pressant de pays européens à l'Algérie, pour accepter l'ouverture de "Plateformes migratoires" de rétention, qu'il identifie à des "marchés aux où on prend les meilleurs", lereprésentant du ministère de l'Intérieur considère que cette question doit être réglée "autrement et non en la déplaçant ailleurs". Il pousse plus loin enobservant, que la politique de "migrationchoisie", adoptée par ces derniers est une démarche qui ne contribue enrien à solutionner cette épineuse question. Du flux migratoire auquel fait face lepays, il note que celui-ci est en train d'évoluer différemment par rapport aupassé. Alors qu'en Europe, dit-il, les migratoires sont en train de sefermer, il en va autrement pour ce qui concerne le continent où, signale-t-il,le nombre de migrants est en train d'augmenter en direction de l'Afrique du Nord, particulièrement vers l'Algérie, à partir du Mali, du Niger, du Tchad, ou du Soudan, en particulier. M. Kacimi estime que concilier les aspects humanitaires et sécuritaires du flux migratoire s'avère une problématique "difficile à mettre en oeuvre", assurant que les autorités algériennestentent, malgré tout, de les appréhenderau mieux.
Notant que la population des cinq paysdu Sahel est constituée de 80 millions d'habitants et que dans 30 ans, elle va pratiquement doubler, "qu'en sera-t-il, s'inquiète-t-il, s'il n'y existe pas d'assises économiques pour répondre à ses besoins'" Pour lui, nul doute que"nous allons assister à une migration qui va se diriger vers le Maghreb, l'Algérie, puis l'Europe", des enjeux auxquels, selon lui, il ne pourrait être fait face qu'à travers une démarche réfléchie, au niveau mondial.
"Nous avons criminalisé l'acte, mais cela n'a pasdonné de résultat. Nousdevons réfléchir et ouvrir d'autrespistes, afin de traiter cette problématique",a affirmé Hassan Kacimi sur lesondes de la Chaîne III. "Il s'agit d'undossier douloureux qui nous interpelle, car il y a une souffrance à prendre encharge", a-t-il dit, selon des proposrepris par l'Agence officielle.L'article 175 bis 1 du Code pénal prévoitune peine "d'emprisonnement dedeux à six mois et d'une amende de20.000 à 60.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement",
pour les harragas.Malgré cette disposition sévère, le phénomènen'a pas cessé et prend depuisquelques jours, des proportions alarmantes.Beaucoup de spécialistes l'imputentà la mal vie, en l'absence de perspectives, le discours alarmisteambiant et l'influence des médias. "Lespouvoirs publics mobilisent beaucoupde moyens pour trouver des solutions àmême d'aller vers une réinsertionsociale réelle de cette jeunesse", soutientM. Kacimi. Toutefois, il préciseque les Algériens "représentent moinsde 1% de l'ensemble des migrants quiarrivent en Italie".
L'accueil et la protection des populations de migrants Le
flux de migrants sur le continent Africain est un phénomène, qui a tendanceà prendre de l'ampleur, notammentvers l'Algérie où, comparativement à l'année 2017, sa pression, même si elle est moins importante,n'en continue pas moins de perdurer. Le coordonateur du Centre opérationneldes migrations au ministère de l'Intérieur relève, que si les pays européens sont légitimement préoccupéspar ce problème, il en va de même pour Alger qui, dit-il, tente de le prendre en charge et de le réguler. Concernant l'accueil et la protection des populations de migrants, M. Hassan Kacimi signale que l'Algérie a, de tous temps, inscrit son action dans le respect des conventions internationales, relevant cependant que sur ce dossier, il n'existe pas de consensus entre les nations qui y sont confrontées.
Des appels pressant de pays européens à l'Algérie, pour accepter l'ouverture de "Plateformes migratoires" de rétention, qu'il identifie à des "marchés aux où on prend les meilleurs", lereprésentant du ministère de l'Intérieur considère que cette question doit être réglée "autrement et non en la déplaçant ailleurs". Il pousse plus loin enobservant, que la politique de "migrationchoisie", adoptée par ces derniers est une démarche qui ne contribue enrien à solutionner cette épineuse question. Du flux migratoire auquel fait face lepays, il note que celui-ci est en train d'évoluer différemment par rapport aupassé. Alors qu'en Europe, dit-il, les migratoires sont en train de sefermer, il en va autrement pour ce qui concerne le continent où, signale-t-il,le nombre de migrants est en train d'augmenter en direction de l'Afrique du Nord, particulièrement vers l'Algérie, à partir du Mali, du Niger, du Tchad, ou du Soudan, en particulier. M. Kacimi estime que concilier les aspects humanitaires et sécuritaires du flux migratoire s'avère une problématique "difficile à mettre en oeuvre", assurant que les autorités algériennestentent, malgré tout, de les appréhenderau mieux.
Notant que la population des cinq paysdu Sahel est constituée de 80 millions d'habitants et que dans 30 ans, elle va pratiquement doubler, "qu'en sera-t-il, s'inquiète-t-il, s'il n'y existe pas d'assises économiques pour répondre à ses besoins'" Pour lui, nul doute que"nous allons assister à une migration qui va se diriger vers le Maghreb, l'Algérie, puis l'Europe", des enjeux auxquels, selon lui, il ne pourrait être fait face qu'à travers une démarche réfléchie, au niveau mondial.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : RAHIMA RAHMOUNI
Source : www.lemidi-dz.com