On nous a toujours rabattu les oreilles sur l?Occident, « le monde libre », celui de la liberté de penser et de s?exprimer, aux vertus mirifiques qui font rêver tous les désespérés de la terre, mais que savons-nous de sa face cachée ? Que ne ferait-on pas, de nos jours, pour trouver grâce, et une toute petite place, dans le giron de cet Occident tant rêvé.Certains compatriotes, par calcul matériel intéressé et/ou pour une notoriété, même déshonorante, n?hésitent pas à insulter et à salir leur pays ou leur religion pour être au goût des bien-pensants occidentaux qui, si l?on gratte la fine croûte « droits de l?homme » qu?ils arborent, ont encore, pour nombre d?entre eux, l?esprit colonisateur et islamophobe à l?extrême.Il y a aussi ceux, parmi nos compatriotes, qui, de bonne foi, excédés par la mal-vie, la restriction des libertés, une gestion catastrophique, gangrenée par la corruption, et productrice d?appauvrissement, le vide culturel etc... se révoltent en faisant de l?appel du pied à ces mêmes « défenseurs des droits de l?Homme ». Seulement, ce que ne semblent pas voir ces compatriotes, les « sauveurs » qui défendent les droits de l?Homme le font pour les leurs ou pour leurs vassaux et surtout là où leurs intérêts les leur dictent. Le génocide « scientifique» des Palestiniens, ils s?en tapent ! Le cousin israélien, mauvaise conscience des Occidentaux, paraît-t-il, peut agir comme bon lui semble, le droit international ne le concerne pas. Le droit international est applicable à l?Irak et l?Iran, quitte à construire de faux prétextes pour leur rentrer dedans. Et quand le monde découvrira le pot aux roses, c?est la loi du plus fort qui s?appliquera sans le moindre frémissement de contestation des « apôtres » des droits de l?Homme. Quand la candidate démocrate américaine, Hillary Clinton, évoque, dans la lignée du criminel de guerre Bush, l?éventualité de rayer de la carte l?Iran, cela ne choque point, après tout, les Iraniens ne sont que des musulmans fanatiques appartenant à « l?axe du mal ». Bush, on le sait, a divisé le monde en deux camps, ceux qui sont avec lui et ceux qui sont avec les terroristes, point de neutralité. Souvenons-nous avec quelle facilité les faucons de Bush ont créé un coupable, pour des raisons qui n?ont rien à voir ni avec la vérité ni avec la justice.Nul n?ignore que l?objectif inavoué est le contrôle du pétrole irakien. Ce fut à quel prix ? Mais pour les associés de Bush en affaires, qui exercent dans le commerce des armes, les services financiers, la haute technologie et la pétrochimie, cela vaut bien la destruction d?un pays de « l?axe du mal ».Et cela n?est vraisemblablement pas terminé. La récente levée de boucliers, à première vue surprenante de l?AIEA, l?Agence internationale pour l?énergie atomique associée à l?ONU, laisse présager d?une autre attaque de l?Iran pays en point de mire, depuis quelque années déjà, de Bush et des faucons de son gouvernement. Tout en continuant sa croisade contre les musulmans, Bush le religieux, qui parle de la nation comme d?une église et de son aventurisme de croisades, pourra ainsi accéder à la mer Caspienne et à ses énormes réserves en hydrocarbures. La présence des faucons d?extrême droite, ultra-conservateurs et pro-israéliens, entourant ce dirigeant paranoïaque, qui a utilisé l?expression « d?holocauste nucléaire » à propos de l?Iran, rendent l?utilisation de l?arme nucléaire contre l?Iran comme une probabilité. L?autre élément déterminant, peut-être central, dans ce puzzle est Israël qui a déjà mûri, depuis longtemps, son projet d?attaque nucléaire contre l?Iran.Connaissant la puissance du lobby israélien, composé de juifs et de chrétiens, auquel les deux partis américains sont soumis, l?hypothèse d?une agression contre le pays Persan devient probante.Dans ce même cadre, le journaliste américain Seymour Hersh dit avoir appris de la part de sources à la Maison-Blanche, que la décision de frappes contre l?Iran avait déjà été prise et que le dernier mot dans ce dossier revenait désormais au camp proche du vice-président, le faucon Dick Cheney. Paul Graig Roberts qui fut secrétaire d?Etat au trésor de Reagan, écrit dans un article daté du 30 septembre 2007, intitulé l?hypocrisie gouverne l?Occident « Tous les indicateurs disent que Bush va attaquer l?Iran. La propagande, la diabolisation, et les mensonges grossiers sortent à flots du régime Bush et de ses médias et universitaires propagandistes tels que Lee Bollinger, le président de l?université de Colombia. Les deux partis au Congrès se rangent derrière la future attaque de l?Iran. Le méprisable sénateur Joe Lieberman a même glissé un projet de loi pour donner le feu vert à Bush... Qui va retenir Bush d?un troisième crime de guerre ? Pas son vice-président, pas son conseiller à la sécurité nationale, pas son ministre de la Défense. Pas sa ministre des Affaires étrangères. Pas le Congrès.. Pas les militaires US. Pas les gros bonnets corporatistes. Pas le lobby d?Israël. Pas les « alliés » achetés et payés. Pas le mouvement pacifiste. Pas les Étasuniens. Certainement pas les médias ». Dans cette folle entreprise, Bush a un nouvel allié, inféodé comme l?était un certain Blair, le Président français, Nicolas Sarkozy, qui a abandonné la ligne chiraquienne au profit d?une américanisation de ses positions. Dans son sillage, Fillon, son Premier ministre, et Kouchner, le ministre des Affaires étrangères transfuge des rangs socialistes, ont fait des déclarations sentant l?odeur de la poudre. Sarkozy, que certains d?entre nous ont porté, un peu trop rapidement aux nues, a, au lendemain de son élection, montré ses intentions en créant un grand ministère compétent à la fois pour l?immigration, l?intégration et l?identité nationale.Le philosophe français Georges Labica, interviewé par Le Matin, le résume en 3 points : 1) « Sarkozy est hostile à l?Algérie: il a une attitude de principe plus hostile qu?amicale. Il suffit d?évoquer son discours de Dakar, dont les considérants paternalistes et coloniaux, qui révélaient le mépris de l?Africain, avaient suscité une juste indignation bien au-delà du Sénégal, ou son appui déclaré à la politique marocaine envers le Sahara occidental, ou encore ses proclamations réitérées d?inféodation aux USA et à Israël, émaillées de propos islamophobes, pour dissiper tout doute quant aux intentions du personnage ». 2) « Sarkozy c?est la mémoire sélective : sa phraséologie opère à géométrie variable : on raye ce qui gêne, la guerre d?Algérie, par exemple, et on fait, au nom d?une « vieille amitié », l?apologie de « ces soldats américains qui nous ont libérés ». 3) « Sarkozy c?est le lobby d?Israël : ses déclarations d?allégeance envers les USA se confondent, en bonne logique, avec celles qu?il réserve à Israël. A l?occasion de son dernier voyage officiel outre-Atlantique, il a emmené dans ses bagages, auprès de ministres et de patrons, M. Richard Prasquier, nouveau Président du CRIF, organe du tout puissant lobby sioniste, dont la présence n?a curieusement pas été signalée par les journalistes les plus influents (et les plus serviles)».       Ce qu?il faut ajouter, tout comme son « allié », Sarkozy est aussi, mais subrepticement, influencé par la religion et il n?hésite pas à l?utiliser pour servir sa stratégie politique. Dans son livre, La République, les religions, l?espérance, il dévoile sa volonté de remettre les églises au centre de l?éducation des enfants français ce qui est inouï pour une si ancienne république laïque. Dans leur croisade, lancée tout azimut, contre l?Islam, bon nombre d?intellectuels occidentaux donnent libre cours à leur haine. Ils n?hésitent même plus à travestir ouvertement la vérité pour crier au loup et faire passer leur message de haine. Bernard Debré, Professeur de médecine, ancien ministre français, écrit dans le Figaro : « N?imaginons pas que la cause de cette guerre disparaîtrait si la paix en Israël était signée. Ce pays n?est que la citadelle avancée de l?Occident. Comment expliquer autrement les combats menés au Soudan par les musulmans contre des chrétiens, combats que l?on retrouve en Indonésie ou au Nigeria et ailleurs. Ces fanatiques trouvent chez nous un terreau favorable essentiellement dû à notre faiblesse, à notre trop grande tolérance. Comment se fait-il que des imams puissent faire des prêches prônant cette guerre, insultant notre civilisation, méprisant toutes les valeurs républicaines de l?Occident ? ». Dans une conférence donnée à Moscou, Guillaume Faye, journaliste et écrivain français, de l?extrême droite identitaire, déclare que « Jamais, depuis la chute de l?Empire romain, l?Europe n?avait vécu une situation aussi dramatique. Elle affronte la plus grande menace de son histoire et elle ne le sait pas, ou plutôt refuse de le voir. Les Européens sont envahis, occupés et colonisés par les peuples du Sud et par l?islam de manière rapide et massive... ce phénomène de colonisation ethnique massive, vient s?ajouter le fait que l?islam prend la tête de l?offensive. Depuis 1.300 ans, avec opiniâtreté, cette religion-idéologie, totalitaire et agressive, vise l?invasion de l?Europe. Nous subissons sa troisième offensive historique, qui s?étend aujourd?hui de Gibraltar à l?Indonésie. La première fut arrêtée à Poitiers, en France, par Charles Martel, en 732; la seconde en 1684 sous les murs de Vienne assiégée par les Ottomans; la troisième se déroule aujourd?hui. L?islam a une longue mémoire et son objectif est l?instauration sur toute notre continent de ce que Khomeiny appelait le « Califat universel ». L?invasion de l?Europe a commencé et les chiffres sont alarmants. Le continent, Russie comprise, compte près de 55 millions de musulmans, en progression de 6 % par an. En France, on dénombre déjà 6 millions de Mahométans. Comme en Belgique et en Grande-Bretagne, ils exigent d?être associés au pouvoir politique. Le gouvernement français a tort de ne pas prendre au sérieux l?objectif de transformer le pays en une « république islamique » après 2020, lorsque le poids démographique des Arabo-musulmans sera devenu déterminant. L?État finance la construction de mosquées pour acheter la paix sociale; on en dénombre déjà plus de 2.000, soit le double du Maroc. L?islam est la deuxième religion de France devant le catholicisme et la première pratiquée. Jacques Chirac avait déclaré, il est vrai : « la France est maintenant une puissance musulmane... Tout musulman est un moudjahid en puissance... Le terrorisme, ainsi que l?invasion de l?intérieur par l?immigration, sont implicitement recommandés dans le Coran ». !!Robert Redeker, Philosophe islamophobe se révèle parmi les plus hystériques dans cette campagne à l?encontre de l?Islam qui, contrairement à ce que certains médias veulent nous faire croire, n?est pas née avec l?avènement de l?autre grand ennemi de l?Islam, El-Qaïda, même si les crimes de cette dernière ont donné prétexte aux islamophobes, confortés, de cracher, encore plus fort, leur venin raciste « l?Islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine. Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l?Islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l?Occident « le monde libre » par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l?oeil du Coran, pullulent en son sein ». Si chacun de nous est libre de faire ses choix, faut-il, pour cela, adopter, dans un réflexe de caniche, une attitude de servile soumission sachant pertinemment que Farouk ou Khemais demeureront, sous quelque apparat que ce soit, Farouk et Khemais. Ils ne seront jamais Paul et Pierre. Ne nous voilons pas la face, il existe bien parmi nous, ceux qui souffrent du «complexe du sous-développé», ce complexe de l?étranger qui est même assez répandu dans l?intelligentsia algérienne. Faut-il que nous baissions tous les bras et que nous partions du pays pour, parfois, faire la plonge dans les restaurants, cirer les parquets des immeubles parisiens et quémander sa pitance dans les restaurants du coeur. Certes, en Algérie, pour une grande partie de la population, qui connaît un net recul du niveau de vie, les préoccupations restent encore de l?ordre de la survie quotidienne. Cette situation perdure malgré le niveau record atteint par les recettes d?exportation et les réserves de change au point où on se demande à quoi servent toutes ces richesses accumulées. Des questions pertinentes fusent de la bouche de ces forces vives condamnées au chômage et sans aucune perspective d?avenir. Pourquoi n?arrive-t-on pas à satisfaire à peine 36 millions d?habitants, l?Algérie n?est quand même pas la Chine ! Pourquoi n?utilise-t-on pas les revenus du gaz et du pétrole pour créer des emplois à cette jeunesse désespérée ? Qu?est-ce qu?on attend pour mettre en place les conditions favorables à cela? C?est leur droit de demander un travail et un logement et de demander des comptes à leurs aînés sinon ce serait une génération inutile, une génération perdue.On ne doit plus permettre un drame social, comme El-Harga, qui frappe de plein fouet une partie de notre jeunesse, qui, si elle ne réussit pas la traversée et ne croupit pas dans les prisons étrangères, est engloutie par la mer ou revient dans des civières. Il serait cependant bien commode, et indécent, pour celui qui vit aisément, de mettre en doute le nationalisme de ces jeunes. Ce mot ne signifie plus rien dans chez celui qui a faim, qui voit à côté étaler tant de faste et à qui on n?offre aucune perspective.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benrebiai Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com