Quelles
conclusions tirer de ce match amical entre l'Algérie et le Luxembourg? L'équipe
nationale, handicapée par la défection de plusieurs cadres, a dominé son
homologue du Grand Duché, mais, encore une fois, l'attaque s'est montrée
stérile, ne parvenant pas à inscrire le moindre but. Ce match nul est-il un bon
résultat? La réponse est négative, si l'on compare les statuts des deux
formations. La manière a-t-elle été satisfaisante? On peut répondre par
l'affirmative, à partir du moment où les Verts ont dominé leurs adversaires. Il
reste à savoir si cette domination de nos représentants n'a pas été voulue et
recherchée par les Luxembourgeois qui, comme le savent tous ceux qui suivent de
près les rencontres internationales, ont appris à éviter les défaites fleuves
infligées par leurs adversaires. A ce sujet, les Français de Laurent Blanc,
difficiles vainqueurs (2 à 0 à domicile) ne pourront pas dire le contraire.
Sans doute qu'on attendait beaucoup des nouveaux capés, lesquels, comme ils
l'avaient annoncé, ont tout fait pour gagner ce match, ce qui aurait été bon
pour le moral, tant pour les anciens, comme Ziani, que pour les nouveaux. On se
gardera de se hâter de les juger sur ce match. D'abord, parce que l'adversaire,
qui n'a rien d'un foudre de guerre, a tout fait pour contrarier les poulains de
Benchikha. En effet, pendant tout le match, ils se sont cantonnés en défense,
par le biais de deux «rideaux» compacts. Si l'entraîneur national est en droit
de démarrer la rencontre avec un système bien précis, il aurait fallu qu'il
apporte du changement dans cette tactique. Ce qui n'a pas été le cas, puisque
tous les observateurs sur place ont vu l'EN évoluer avec un strict 4-2-3-1
jusqu'à la fin. Les deux milieux récupérateurs Lemouchia et Lacen n'ont pas
reçu le feu vert pour aller de l'avant, les trois animateurs Ziani, Boudebouz
et Djabou avaient déjà fort à faire face à des adversaires très accrocheurs,
alors que le malchanceux Benyamina était trop isolé au sein de la défense luxembourgeoise.
On ira même jusqu'à dire que le quatuor offensif algérien a été «bloqué» dans
son camp alors que les attaques adverses étaient rares et peu dangereuses. A ce
propos, au moins l'un de ces défenseurs aurait dû être «libéré» pour rétablir
un tant soit peu l'équilibre dans la zone adverse. Peut-on en vouloir à
l'entraîneur national, encore sous le choc du revers subi à Bangui? Nous ne
croyons pas et nous sommes persuadés que tout en donnant un satisfecit à ses
poulains («c'est déjà mieux qu'à Bangui»), il est conscient des retouches à
apporter, tant sur le plan de la composition de l'équipe que de la tactique à
appliquer. «Je suis conscient qu'un travail de longue haleine m'attend encore,
mais je reste optimiste pour la suite des évènements», a-t-il déclaré en fin de
rencontre. Face à la Tunisie, et sauf une noire malchance affectant l'effectif,
il faudra s'attendre à d'autres essais. Ce ne sera pas de trop pour améliorer
le rendement de cette équipe appelée à relever le grand défi d'écarter de son chemin
l'équipe du Maroc qui, elle, a certainement plus De Certitudes Que Celle
d'Algérie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com