Alger

L'Association nationale «SOS hépatite» sollicite l'aide du chef de l'Etat Elle annonce une journée de protestation devant le ministère de la Santé



L'Association nationale «SOS hépatite» tire la sonnette d'alarme et appelle le président de la République à intervenir pour aider les malades de l'hépatite B, en hausse particulièrement à l'est du pays. Dans une conférence de presse organisée, hier, à Alger, le président de l'association, M. Boualeg, a fait savoir que la situation en Algérie est alarmante et le ministère de tutelle veut cacher cette «réalité amère».
Il a affirmé, dans ce contexte, que M. Ould Abbes, après avoir «échoué» à régler le problème de ces malades, a tenté de «dissimuler» les résultats d'une enquête effectuée dans 8 wilayas de l'Est concernant cette maladie, où il a été enregistré 20 000 nouveaux cas.
M. Boualeg a précisé que le ministre a envoyé une correspondance à l'association, faisant état de la baisse «sensible» du taux d'infection en Algérie, chose que l'intervenant dément. Il a estimé que le ministre se base, dans cette étude, uniquement sur les cas enregistrés dans les établissements sanitaires publics, alors que la plupart des malades préfèrent faire leurs analyses dans des laboratoires privés, pour la confidentialité des résultats.
Evoquant le plan national élaboré, le conférencier a affirmé qu'aucun plan national n'a été établi par le ministère de la Santé. «Si réellement ce plan national existe, qu'on nous le montre», a tonné le même intervenant, qui annonce une journée de protestation devant le ministère de la Santé afin d'alerter l'opinion publique par rapport à ce «scandale» et interpeller le président de la République afin qu'il intervienne dans ce dossier
qui touche la santé publique. M. Boualeg a, par ailleurs, déclaré que le ministre a dans sa correspondance insisté sur le budget financier alloué à la lutte contre cette maladie, évaluée à 480 milliards de centimes, «un budget inexistant en réalité», a-t-il dit, ajoutant que «les directeurs des hôpitaux ne s'approvisionnent pas en médicaments nécessaires contre cette maladie, en raison du manque des moyens financiers alloués à ce volet».
Il a annoncé, en outre, la fermeture de plusieurs cliniques de chirurgie-dentaire non dotées d'équipements spéciaux pour la stérilisation, qui est la 1re source d'infection. Il regrette le manque d'engagement du premier responsable du secteur, M. Djamel Ould Abbes, qui a failli à ses responsabilités.
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