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L'aspect sportif peut attendre



L'aspect sportif peut attendre
La bonne gouvernance. Cet ingrédient indispensable pour les recettes du succès dans tous les domaines. La gestion est une affaire d'hommes avant d'être celle des moyens financiers. En Algérie, de gros chèques sont dédiés au sport. Des enveloppes conséquentes souvent mal gérées ou injectée dans les mauvais secteurs. Beaucoup de dépenses et des résultats majoritairement décevants dans la plupart des disciplines et des présidents de fédérations qui défilent et qui ne laissent pas l'héritage escompté. On doit toujours repartir à zéro au lieu de prendre le relai et continuer à bâtir sur ce que laisse le prédécesseur. Tout simplement, parce que tout se fait à court terme. Un petit mandat olympique et puis s'en va. S'en va sans rien laisser sauf des bilans, moral et financier, laissant à désirer. L'on se souvient de la grave crise qu'a traversée le handball algérien l'an dernier. La fin du mandat olympique qu'a mené Djaâfar Aït Mouloud a laissé des traces sur le chemin de Aziz Derouaz qui l'avait suppléé à la tête de la FAHB. La suite, tous les férus du sport à sept la connaissent. Une grave crise qui a secoué la petite balle entravant ainsi la reprise du championnat longtemps à l'arrêt sous l'ère Aït Mouloud. Même la prise de fonctions de Derouaz a été contestée par l'instance internationale de la discipline. Tout ça suite à une passation de «clés» délicate où le prédécesseur de Derouaz a mal digéré la fin de son règne, lui qui était en discorde avec son entourage. Un exemple parmi tant d'autres. Une seule instance nationale fait l'exception avec sa continuité et sa constance. La Fédération algérienne de football à la tête de laquelle son président fait l'unanimité. L'homme fort du siège de Dely Brahim n'a pas perdu sa lucidité et se trouve en train de mener son second bail à la tête de la FAF. S'il arrive à durer, c'est qu'il n'est pas à court d'idées pour mener à bien son plus grand projet.C'est-à-dire faire un championnat professionnel en bonne et due forme et de donner un nouveau souffle à une discipline malade avant tout de ses hommes, même s'il ne faut pas occulter l'épineux problème de sources de financement se tarissant à vue d'?il avec des investisseurs potentiels difficiles à «convaincre» de suivre l'exemple des frères Haddad dont l'arrivée aux affaires d'un sigle prestigieux comme l'USM Alger est en passe de se concrétiser avec un premier titre de champion qui se profile. Si tout semble aller au mieux au sommet de la pyramide avec une gestion sans faille et une balance positive, surtout sur le plan financier avec un bénéfice conséquent, la majorité des présidents des clubs «pros» ne présentent pas le même profil ni les mêmes aptitudes dans la gérance. Là où les intérêts personnels passent avant les performances. Là où on veut cueillir des fruits «illico presto». Trop pressé à en oublier les fondamentaux de la gestion sans pour autant omettre de garder son compte bien garni.Quand l'amateurisme perdure dans la gestionLe temps de faire le ménage. L'occasion ou jamais pour «baliser» cette fonction de président très prisée par des vautours qui rodent autour du «Royaume», infestent le sport roi a déjà été déchu. Des intrus parachutés qui se trouvent du jour au lendemain au milieu d'une discipline brassant des sommes astronomiques qui viennent de l'on ne sait où et sortent on ne sait comment et vers quels comptes bancaires ('''). Certains, connaissant le pouvoir dont ils disposent, se comportent en barons en enfreignant toutes les lois et piétinant toutes les vertus. S'accrochent tant bien que mal à cette place au somment de la hiérarchie de clubs devenus aujourd'hui des entreprises opaques drainant des milliards, mais sans aucune règle précise. Ça fait tellement de bien que ces pseudo-présidents se transforment en dictateurs et tentent de faire durer le «règne» malgré les contestations, les conspuassions lors des rencontres. Peu importe, du moment que le «bakchich» est à portée de main. Une «voyoucratie» qui a pris place au détriment du fair-play (financier et sportif), la grande victime de ces prédateurs d'un genre nouveau. Les temps ont changé, le football a changé de nos jours. L'aspect économique des clubs est important partout dans le monde. Les grands clubs sont de véritables puissances, cotées même en bourse. La bonnegouvernance ouvre les portes vers la gloire, les succès et les titres. «L'argent appelle l'argent», comme dit l'adage. En Algérie, on aime l'argent, pas les trophées du moins pas la Ligue Des Champions africaine et la Coupe de la CAF queles responsables des clubs boudent ou sacrifient pour jouer d'autres tournois où il y a un énorme chèque au bout, mais dont le titre n'est nullement reconnu.... Le moment semble venu pour sévir et remettre de l'ordre et prendre les mesures nécessaires pour sauver notre football. Du moins ce qui en reste.La désunion, raison de tous les mauxOn la pensait hermétique, la famille de la balle ronde est passée par quelquesturbulences ces deux dernières semaines avec l'«affaire Yahi», président de l'US Chaouia, radié à vie dans un premier temps avant de voir sa sanction revue à la baisse. Un an de suspension seulement, et il s'en sort plutôt bien après être parti en «diatribes» à l'encontre de l'homme fort du sport roi en Algérie. Une cassure entre un chairman qui a décidé de parler quand tout le monde a choisi de se taire. Lors de l'assemblée générale ordinaire de la FAF le mois dernier, deux présidents avaient laissé entendre qu'ils allaient prendre la parole pour mettre certains points sur les «i», mais il n'en sera rien. Ses déclarations, M. Abdelmadjid Yahi les a faites lors de l'AGO de la LFP et via des canaux télévisuels, lui qui a décidé de boycotter l'AGO de la FAF par la suite. Des accusations venues secouer l'environnement footballistique. Après le «boucan», le calme était de retour. N'empêche, le «gracié» a gelé ses activités au sein de l'Association des présidents des clubs professionnels (ACP) qui l'a délaissé dans cette affaire selon lu i: «Le traitement de ces présidents de mon affaire m'a vraiment déçu. J'avais l'impression que tout le monde voulait se démarquer de moi. Pourtant, je reste persuadé que lors de l'AG de la LFP, j'ai dit tout haut ce que tous mes pairs pensent tout bas. Mon intervention visait à servir le sport roi en Algérie, et pas mes intérêts personnels ou ceux de mon club. Malheureusement, face à son premier examen, cette association a montré ses limites». Là où on mélange affaires personnelles et intérêts du foot national, le constat est alarmant. Un reflet qui montre ce qui se trame vraiment dans la tête de ceux qui prétendent «?uvrer pour l'intérêt du football algérien».Dans cette affaire, certains ont usé de diplomatie en connaissance de cause et d'autres ont agit sans vraiment réfléchir. Parler sans preuves. Qui sait' Peut-être que l'USC, 5e de «Ligue2 Mobilis» à deux points du podium et qui joue donc l'accession, aurait pu payer les pots cassés à cause de son président. Il faudra saluer la sagesse et le sens de l'anticipation du président de la FAF qui sait bien que chaque décision qui fâche peut être lourde de conséquences. Surtout quand il s'agit du sport le plus populaire. En ces temps difficiles et les échéances importantes qui attendent le «jeu à onze», l'union est sacrée, la désunion fatale.M. T.


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