img src="http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P1900608-12.jpg" alt="" L'artiste doit faire évoluer sa culture"" /Il a plusieurs cordes à son arc, musicien saxophoniste, il a été aussi à l'initiative du rassemblement artistique qui s'est tenu à la Grande Poste il y a un mois. Il est aussi responsable de la section musique à l'espace Vivarium qui a tenu sa troisième édition cette année au resto Dar Gnawa où un vrai bol d'air frais a soufflé sur ce lieu, devenu un vrai havre de culture et de sérénité durant le mois de Ramadhan. Dans cet entretien, le jeune artiste parle de son travail et de ses projets...
L'Expression: Mehdi Djama, vous êtes musicien saxophoniste, vous jouez avec de nombreux groupes. Cette année vous avez été le directeur artistique musical de l'espace Vivarium. Un mot là-dessus. Parlez-nous de cette expérience'
Mehdi Djama: J'ai été sollicité et appelé par le Vivarium pour encadrer le côté «Musique» des ateliers du désert. J'étais déjà en tant que directeur artistique musical. C'est là-bas qu'on s'est connu et familiarisé. Ils ont vu qu'il y avait un bon résultat. Car nous avons enregistré un album avec plusieurs musiciens là-bas. Un album qui est en plein préparation. Nous avons composé pas mal de morceaux. J'ai essayé de canaliser l'énergie de tout le monde et donné forme aux morceaux qu'on a fait. C'est ainsi que j'ai été contacté par les organisateurs du Vivarium pour jouer encore le rôle de directeur artistique, côté musical. Comme vous le savez, le Vivarium a lieu chaque mois de Ramadhan. C'est un concept basé sur l'itinérance. Cette année il a posé ses valises au resto Dar Gnawa. J'ai été donc le directeur artistique pendant 30 jours.
C'est quoi votre rôle et comment s'est fait le choix des artistes alors'
Je suis musicien depuis près de 10 ans. Je connais pas mal de musiciens, et d'artistes dont certains récents avec lesquels j'adore jouer et qui font partie de la nouvelle génération. J'ai essayé d'apporter une nouvelle couleur et touche par rapport au Vivarium et par rapport à la scène artistique algérienne. Parmi les artistes coup de coeur, je peux vous citer le nom des deux jeunes chanteuses qui ont formé un duo magnifique qui s'appelle zwiwchate. Elles chantent ensemble depuis cinq ans. Elles ont monté ici un duo magnifique, accompagné d'un jeune bassiste qui s'appelle Youssef Bouzidi. Il a participé avec un autre duo, un autre musicien aussi talentueux qu'est Areslane Bouras qui joue pas mal d'instruments turcs comme le bouzouki etc il a un monde spécial. On a eu la chance de les voir pour un duo exceptionnel avec l'humoriste des plus réputés Reda Sediki. Il a fait quelque chose d'inédit ici au Vivarium. En fait, il a fait une lecture de texte écrit il y a un an avec lequel il n'a pas eu l'occasion de se produire. Il l'a fait pour la première fois ici. Après il y a eu beaucoup d'artistes qui se sont produits au Vivarium, dont Jam, Zaki Mihoubi, Hind, une chanteuse qui évolue dans le monde brésilien et musique latine...
Va-t-il y avoir une suite de collaboration entre le Vivarium et vous'
Oui mais c'est une surprise. On ne va pas tout dévoiler maintenant. Il y a beaucoup de surprises, toujours dans l'évolution et la création.
Vous avez été, pour revenir à l'actualité du pays, il y a quelques semaines de cela, à l'initiative d'un rassemblement artistique au pied de la Grande Poste, à Alger-Centre. Un mot là-dessus... et qu'est-ce qui vous a poussé à le faire'
Franchement, au début je n'y croyais pas beaucoup à cette révolution jusqu'au jour où je suis sorti le premier vendredi. Une fois que ça a commencé j'ai vu que c'était sérieux. Je sortais chaque vendredi. J'ai vu que les
autres jours il y avait plusieurs corps qui sortaient comme ceux des avocats, les médecins, les étudiants, même les artistes. Mais ils sortaient comme citoyens avant tout. Je me suis dit pourquoi ne pas faire à notre tour une action artistique qui rassemblerait notre corps musical à nous. Vu qu'on prépare depuis un an et demi un projet. Si vous avez vu la vidéo de cette performance, il y a plein de cuivres. Cela fait partie du projet sur lequel on planche depuis un an et demi. On veut en faire un big band de jazz. Cela va être le premier big band de jazz en Algérie. C'est un travail qui est superdifficile; Il sera mis en place dans environ huit mois. La plupart des musiciens qui en jouent sont des étudiants. Les cuivres n'ont pas besoin de micro pour se faire entendre dehors. Voilà pourquoi l'idée de cette action urbaine est née. J'ai aussi des amis musiciens qui sont percussionnistes et avec le reste des artistes qui se sont joints à nous, on a constitué une force. On était une quarantaine d'artistes à jouer et à chanter. Je voulais montrer notre soutien au peuple, leur dire aussi qu'on fait partie également de ce peuple. On est là. J'ai patienté les premiers vendredis, mais après l'idée s'est imposée par elle -même. Il me fallait faire quelque chose et apporter ma main à l'édifice.
C'est votre façon en tant qu'artiste d'apporter donc quelque chose au Hirak'
Je pense que le rôle de l'artiste est d'évoluer tout en essayant de bâtir une bonne culture en Algérie, et moi je le fais avec les musiciens avec lesquels je travaille. Ce sont tous des étudiants comme je viens de le dire. L'engagement pour moi est dans le travail fait et bien fait. Le travail avec autrui pour l'amour de la culture et de son pays, sa patrie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com