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«L'article 102 avec Bensalah, c'est la sauvegarde du système»



Présents hier pour une conférence entrant dans le cycle de conférences initiées par le Comité des étudiants libres de l'Université Akli-Mohand-Oulhadj, Madjid Benchikh, l'un des éminents professeurs du droit constitutionnel, et ex-doyen de la Faculté de droit de l'Université d'Alger, a plaidé pour la continuité du mouvement sous sa forme actuelle afin , dira-t-il, de permettre à tout le monde de s'exprimer dans un cadre national et unitaire autour du seul mot d'ordre : « Le départ du système.»Pour le conférencier qui intervenait au niveau de l'auditorium de l'université devant un parterre d'étudiants et d'étudiantes, autour du thème « Mouvement du 22 février , enjeux et perspectives », dans une conférence animée conjointement avec Abdelouahab, président de l'association RAJ, le génie du mouvement du 22 février est justement ces expressions dont même les experts en droit constitutionnel dont il fait partie, se sont retrouvés dépassés telles que cette expression : « Article 102 + 7 = 109 Sang neuf .» un sang neuf que le peuple voit comme le recouvrement de la dignité qui lui a été déniée pendant longtemps, et qu'il schématise à travers le droit d'exister en tant que citoyen libre, dans un cadre individuel mais, aussi, collectif à travers son droit de s'organiser librement dans un parti politique, un syndicat ou une association, et loin de tout clonage comme cela se faisait jusque-là par la police politique qui a créé une multitude de partis politiques , d'associations et de syndicats et même de médias afin de brouiller les cartes et de manipuler à sa guise la société à travers des élections truquées au profit de partis du pouvoir, et de donner une fausse représentation syndicale à travers des syndicats maison, etc. ; et même de présenter, manipulation médiatique aidant, de fausses popularités et de fausses lectures pour des évènements.
Aujourd'hui, dira le conférencier, « grâce au mouvement du 22 février, le peuple s'est libéré mais, s'attendre à ce que le changement se fasse rapidement et aussi facilement, juste parce que le DRS a quitté El Mouradia pour rejoindre les Taggarins, est illusoire ». Cela étant, pour le conférencier, la manière avec laquelle fonctionne pour le moment le mouvement est parfaite puisque « c'est cette non-représentativité qui fait sa force et qui pousse les millions d'Algériens de sortir dans la rue main dans la main, et avec un seul mot d'ordre, système dégage ». Cependant, les rencontres et autres débats publics doivent être encouragés afin que les citoyens puissent confronter leurs idées et sortir avec une synthèse qui pourra servir de bases de travail pour le futur, lorsque les décideurs auront compris que le peuple est assez éveillé pour ne pas être épuisé.
En effet, le conférencier est convaincu que les décideurs qui cherchent à sauver le système misent sur le pourrissement, mais, dira-t-il, « on le voit, chaque vendredi, le peuple est plus que jamais décidé à en finir avec ce système : eux misent sur le pourrissement, le peuple leur montre le mûrissement ».
Y. Y.
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