"Le CPA atteste que Sovac n'a pas de dettes", "Nous demandons à la justice d'appliquer la justice", "Sovac assure la vie à 15 000 familles", lit-on sur les affiches brandies hier lors du sit-in organisé par le comité d'entreprise devant la direction générale de l'entreprise Sovac sise aux Grands-Vents, à Chéraga.À l'unisson, de nombreux employés d'Alger, des succursales en plus des agents agréés venus des autres villes leur prêter main-forte ont scandé des slogans en faveur de la libération de leurs patrons mais aussi et surtout pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme "un amalgame qui risque de leur coûter leur emploi".
Djamel, Youssra et Samir, tout comme de nombreux autres, craignent que "les frères Oulmi soient condamnés et que le groupe disparaisse alors que l'entreprise affiche une bonne santé financière". Ils argumentent : "On ne comprend pas pourquoi on ne fait pas le distinguo entre la personne morale et la personne physique.
Notre entreprise est en bonne santé financière et le CPA atteste qu'elle ne cumule aucune dette et même qu'elle s'est acquittée de tout ce qu'on lui doit." Nos interlocuteurs vont jusqu'à soupçonner "la liquidation de l'entreprise pour des raisons politiques sans tenir compte de l'aspect économique".
Les employés de Sovac, qui insistent sur l'innocence de leurs patrons et continuent à le défendre bec et ongles, écrivent dans un communiqué remis à la presse sur les lieux : "Nous lançons aujourd'hui un message au président de la République Abdelmadjid Tebboune et lui disons que l'Algérie a besoin de tous ses enfants pour faire face à la crise économique. Le rôle de l'Etat est de veiller à la sauvegarde des richesses humaines et matérielles."
Et de poursuivre : "Vous ne pouvez pas mettre en prison des investisseurs. Dans tout investissement, il y a un risque à prendre. M. Oulmi a pris le risque de ramener le groupe Volkswagen en Algérie, malgré une législation instable et une situation politique des plus critiques.
Aujourd'hui, la société Sovac et ses patrons sont victimes d'une véritable cabale judiciaire sachant que Sovac a honoré tous ses engagements envers les banques, l'Andi, les impôts et toutes les parties prenantes de ses projets élaborés avec le constructeur n°1 mondial, Volkswagen en l'occurrence."
Aussi, les employés Sovac, qui ont exprimé hier un soutien indéfectible aux frères Oulmi, ont appelé aussi "la justice à faire toute la lumière" sur ce qu'ils ont qualifié de "cabale judicaire qui a porté atteinte à la société Sovac, ses employés et la machine destructive qui menace l'assise d'une véritable automobile en Algérie".
D'autres témoignages recueillis auprès des manifestants font état "de la menace qui pèse sur leur emploi de par la gestion de l'administrateur". "Nous avons, bien entendu, essayé de rencontrer l'administrateur, mais en vain. Il est absent", nous dit-on à la direction générale.
Nabila SAIDOUN
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nabila SAIDOUN
Source : www.liberte-algerie.com