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L'année 2013 entamée sous le signe de la protestation sociale en Algérie



L'année 2013 entamée sous le signe de la protestation sociale en Algérie
Le front social s'embrase de nouveau en Algérie, en ce début 2013, augurant d'une année agitée. Des débrayages sont signalés dans de nombreux secteurs, lycées, hôpitaux, Algérie Poste, chantiers, etc. Dans certains conflits, comme celui du métro d'Alger, les travailleurs risquent gros, car des licenciements sont décidés contre les grévistes, ce qui alourdit encore un climat difficile.
Les postiers sont sortis dimanche dans la rue pour clamer, au centre-ville d'Alger, leur « ras-le bol » face à la gestion de l'entreprise Algérie poste qui, selon eux, ne prend pas en compte l'intérêt des travailleurs. Dans le secteur de l'éducation, c'est encore le Cnapest, (syndicat des professeurs de l'enseignement secondaire et technique) qui anime les débats avec le ministère de tutelle. Le Cnapest a inauguré la nouvelle année en appelant la corporation des professeurs de lycées à observer une grève générale le 16 janvier. Selon le syndicat, cette action s'impose dans la mesure où le ministère de l'Education continue à agir « unilatéralement» et à recourir à des solutions de « rapiéçage ». Les profs réclament la mise en 'uvre des engagements pris précédemment par leur tutelle, en rapport avec l'augmentation des indemnités d'exercice dans les zones sahariennes et la titularisation des enseignants contractuels, exclus des concours d'intégration.
Dans le secteur de la santé, le SAP (Syndicat algérien des paramédicaux) menace de renouer incessamment avec les débrayages. Un avertissement à prendre très au sérieux aussi bien par la tutelle que par les citoyens, le SAP ayant réussi à paralyser l'ensemble des établissements hospitaliers publics du pays à de nombreuses reprises. http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/19384-en-algerie-les-paramedicaux-menancetn-dune-nouvelle-greve-a-la-mi-janvier.html)
Le monde de l'entreprise n'a pas été épargné par le feu de la protesta. Les employés de l'entreprise de réparation navale ( Erenev) de Bejaia poursuivent leur grève entamée depuis un mois. L'entreprise a subi un préjudice de 600 millions de dinars en raison de cette grève, mais le bras de fer entre les travailleurs et leur employeur continue, sans que des signes de dénouement ne soient perceptibles. Les propositions de la direction d'Erenev, basée à Alger, n'ont pas convaincu les grévistes, qui exigent au préalable « un engagement écrit » portant satisfaction de leurs doléances.
Métro d'Alger : 280 travailleurs licenciés
Si dans le secteur public, les travailleurs sont plus au moins protégés, les employés des compagnies privées, notamment étrangères, risquent de se retrouver sans emploi à la moindre action de protestation. C'est le cas au métro d'Alger, dans le chantier d'extension vers la Place des martyrs, où les travailleurs sont en grève depuis le 21 novembre dernier. La justice a donné raison à l'employeur portugais Teixeira Duarte, en déclarant la grève illégale. Le verdict a donnés des ailes à Teixeira Duarte, du consortium GMAC, qui a décidé tout de licencier l'ensemble des grévistes, à savoir 280 travailleurs, pour qui cette mesute est abusive. M. Amara Mokhtar, représentant des grévistes, a déclaré dimanche à Maghreb Emergent que l'entreprise portugaise a déjà lancé une opération de recrutement pour remplacer les travailleurs grévistes.
(http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/19285-le-portugais-teixeira-duarte-veut-licencier-une-centaine-de-travailleurs-du-metro-dalger.html).
Les grévistes licenciés tiennent chaque jour un sit-in de protestation devant la mosquée de la Place des martyrs, en attendant un geste de la part du patron de l'UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd, qui joue souvent le rôle de pompier dans les conflits sociaux. Celui-ci devait rencontrer le DG de l'entreprise mercredi dernier pour trouver une issue à la crise. Toutefois, la rencontre n'a pas eu lieu, révèle Amara Mokhtar, parce que le DG de Texeira Durate ne s'est pas présenté au rendez-vous pris avec M. Sidi Saïd qui, de son coté, « ne veut pas » recevoir les grévistes du chantier d'extension du métro d'Alger.
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