
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a accompagné, hier, le cortège funèbre du défunt Ahmed Ben Bella, qui s'est ébranlé du Palais du Peuple vers le cimetière à El Alia à Alger, où le premier président de l'Algérie indépendante, décédé mercredi à l'âge de 96 ans, a été inhumé au Carré des Martyrs. Le Président Bouteflika a assisté à l'enterrement de Ben Bella en présence d'une foule nombreuse parmi laquelle se trouvent de hauts responsables de l'Etat, de personnalités politiques et de délégations étrangères venues rendre un dernier hommage au défunt. Dans une ambiance de deuil et de recueillement, des centaines de citoyens se sont massés le long du passage du cortège funèbre pour saluer la mémoire de cette figure nationale historique. Ils sont nombreux à être venus, hier, des quatre coins de l'intérieur du pays et de l'extérieur pour accompagner l'ancien président de la République algérienne, feu Ahmed Ben Bella, à sa dernière demeure, au Carré des Martyrs d'El Alia où reposent ses compagnons d'armes et de la Révolution du 1er Novembre 1954. Ils sont venus pour rendre un dernier hommage au compagnon de la lutte armée, au frère combattant de la première heure du déclenchement de la guerre de Libération nationale et au premier chef d'Etat de l'Algérie indépendante qu'il fut. Parmi eux, des chefs d'Etat étrangers ou leurs représentants personnels, les siens, des ex- compagnons d'armes, des moudjahiddine, des membres du gouvernement, des personnalités politiques, chefs de partis et de simples citoyens qui ont effectué le déplacement à Alger pour témoigner les valeurs intrinsèques de l'homme et de chef d'Etat qui caractérisent le feu Ahmed Ben Bella de son vivant, durant la Révolution du 1er Novembre 1954 et les premières années de l'Algérie indépendante. Chacun d'entre eux se rappelle, comme si c'était hier, du symbole de la lutte armée et de l'homme de paix qu'il fut durant les dernières années de sa vie vouée à la réconciliation nationale entre les Algériens et à la paix en Afrique. Le cimetière s'est avéré exigu pour contenir tout ce monde. Ainsi l'ancien président de la République a mobilisé en force, même dans ses funérailles, les siens et les étrangers autour de sa dépouille mortelle mise en terre juste après la prière du dhor. L'homme est mort, mais le symbole reste pour notamment les nouvelles générations. S'est ce qui se dit souvent,hier, sur le chemin du retour du côté de l'avenue de l'ALN' le président de la République , M. Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de huit (8) jours à compter de mercredi sur l'ensemble du territoire national. Il y a lieu de noter qu'afin de permettre aux membres des corps constitués et à la population de se sont recueillis à la mémoire du regretté défunt. Les funérailles Nationales auront lieu le vendredi. Soulignons enfin que le président de la République , Abdelaziz Bouteflika, avait accompagné, jeudi dernier, la dépouille mortelle d'Ahmed Ben Bella au Palais du peuple, récité la Fatiha du Saint Coran à la mémoire du défunt et signé le registre de condoléances. En cette circonstance, le chef de l'Etat a fait "l'éloge du combat du défunt, homme distingué au grand sacrifice pour libérer sa patrie et son peuple de l'occupation étrangère abominable".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Meziane Atmani
Source : www.lemaghrebdz.com