Souvenir - «Nous y avons retrouvé certains responsables de la Révolution et des intellectuels à l'image de Abane Ramdane comme responsable politique et Amara Rachid, responsable des étudiants à l'époque.»
Le Pr Zizi est avant tout le moudjahid qui a sacrifié ses études universitaires à la faculté des sciences d'Alger, lorsqu'il était en 1re année. Il a répondu à l'appel à la grève générale de mai 1956 et a rejoint le maquis. «Les événements de 1956 se sont précipités et j'étais à la faculté d'Alger où le vent de la révolte soufflait partout depuis 1954. Nous chantions Mine djibalina. Et les pieds-noirs manifestaient pour l'Algérie française».
Le moudjahid a pris attache avec l'Armée de libération (ALN). Avec quelques camarades de Koléa, «nous nous sommes déplacés à Alger (La Casbah).
Puis nous nous sommes séparés par la suite pour nous retrouver dans une région dite El-Ouazana relevant de Blida où nous sommes restés près d'un mois. Nous y avons retrouvé certains responsables de la Révolution et des intellectuels à l'image de Abane Ramdane comme responsable politique, et Amara Rachid, responsable des étudiants à l'époque.» Certains avaient rejoint la wilaya 4 et d'autres dont il faisait partie ,ont été mobilisés dans la wilaya 6. «Nous prêchions la parole du FLN dans les villages.
Les uns servaient d'agents de liaison, d'autres récupéraient des armes et de l'argent.» Le séjour au maquis a duré de 1956 à 1959. «J'ai été emprisonné puis libéré au bout d'une année. Après avoir été relâché, j'ai récupéré mes diplômes et suis parti directement à Toulouse chez mon frère Rabah puis Paris, le baccalauréat en poche. Et là, j'ai décidé de m'intéresser aux mathématiques. Je me suis donné à fond dans l'étude de cette matière et j'ai fait tout ce que je pouvais pour réussir dans mes études et travailler en même temps.J'ai également fait des thèses.» Le Pr Zizi a décroché son premier diplôme en 1960-1961 à Paris. De 1971 à 1974, il est maître assistant au centre scientifique et polytechnique de Paris XIII puis maître de conférence en 1975.
Khelifa a donc fait une thèse d'Etat en 1975, l'année de l'ouverture d'une Université en phase embryonnaire (petit centre scientifique universitaire) au nord de Paris où il a été sollicité pour enseigner.
Le chercheur obtient son Doctorat de 3e cycle en 1967 puis sa thèse de Doctorat d'Etat à l'Université de Paris en 1975 sur le thème de la «Théorie de diffusion pour une classe d'opérateurs de Schrdedinger avec des potentiels asymptotiquement Coulombiens». «J'ai fait tout ce que j'ai pu pour réaliser mon rêve : être assistant d'université en 1967. Cela me permettait de faire des maths, cette discipline qui m'a permis de m'épanouir.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S L
Source : www.infosoir.com