Comment lireaujourd'hui les perspectives de développement, dans tous les domainesd'activité, de la coopération algéro-française au moment précis où se joue dansl'Hexagone, le 6 mai prochain, un second tour des présidentielles dont lesenjeux politiques ne seront pas sans effets concentriques de ce côté de laMéditerranée.A la vérité bienque nous ne sommes pas directement concernés et en attendant que l'urne enFrance désigne le vainqueur, la visite d'information qu'effectue à Constantinedepuis deux jours M. Bajolet, ambassadeur de France en Algérie, ne pouvaittotalement être indemne de présupposés électoraux en tous genres. En fait, mêmeà admettre que l'issue du scrutin, seule, peut changer la donne dans lesrelations algéro-françaises, il est clair, pour l'instant, que les entrepriseshexagonales, hors certains secteurs stratégiques, manquent sérieusementd'agressivité et «traînent carrément les pieds», affirment certains opérateurséconomiques locaux.A Constantine,les déclarations de bonnes intentions de l'ambassadeur Bajolet qui était,rappelons-le, accompagné notamment du consul général de France à Annaba et duresponsable de la mission économique française en Algérie ont le mérite d'êtreclaires en ce qu'elles balisent les priorités à creuser... à l'avenir. Beaucoupde non-dits pourtant, qui demandent à être identifiés, restent décidément sansréponses, de part et d'autre.Pour l'instant lebilan avoué est maigre et dans la capitale de l'Est, les autorités localescomme les opérateurs économiques se sont fait fort de le rappeler à l'endroitde l'ambassadeur. A l'exception des Eaux de Marseille, ni dans le BPTH ni dansl'industrie automobile ni dans le secteur mécanique dont Constantine pourtantest un pôle important, ni dans l'agro-alimentaire ni dans les transports ni dansle secteur touristique (à l'exception de la chaîne ACCOR), les investisseursfrançais n'ont pris de parts de marchés probantes. Plus étonnant, ils sont auxabonnés absents pour la plupart qui ne répondent même pas aux soumissions quisont lancées, laissant la part belle, dit-on, à certains pays européens, maiségalement aux Chinois et Turcs, semble-t-il moins frileux.Il faut l'avouer,comme l'a souligné par ailleurs le chargé de la mission économique del'ambassade de France à Alger, à l'endroit des représentants de la chambre deCommerce de Constantine, les Algériens, concernant le segment très porteur desPME/PMI, ont des difficultés à conceptualiser leurs demandes et avancentsouvent leurs propositions en rangs dispersés et souvent au cas par cas. Detoute évidence et c'est un constat bien ancien, que sur le registre strict del'information économique, tous secteurs confondus, il est vrai que le déficiten Algérie est énorme et l'initiative de valoriser les potentialités nationalespresque nulle. A noter quel'ambassadeur de France sera l'hôte aujourd'hui encore de Constantine, avec auprogramme une visite à l'Evêché et une tournée d'inspection aux différentscimetières chrétiens et juifs de la ville.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : KBen
Source : www.lequotidien-oran.com