Alger - Revue de Presse

L?Algérien et la guerre



L?histoire est plus proche de la grande migration des gnous que de la fuite des cerveaux. C?est ce que révèle en tous les cas un quotidien, citant des sources judiciaires ; 120 Algériens sont actuellement emprisonnés à Alger, capturés en live alors qu?ils se préparaient à aller en Irak pour le djihad. Signe des temps, alors que les maquis nationaux ne recrutent plus tellement, les Algériens vont chercher du travail loin de leurs bases, en Irak, pour en découdre avec les Américains et les Anglais, ennemis universellement admis. Mais une fois l?information avalée, reste une question un peu indigeste : le djihad interne étant sur le point d?être terminé par un match nul peu glorieux avec léger avantage à l?équipe qui reçoit, les Algériens se retournent vers le djihad externe, au lieu tout simplement de rentrer à la maison et de faire des enfants dans la bonne tradition. D?où vient cet appel permanent à faire la guerre, cette disposition d?esprit à aller se faire exploser pour des causes discutables ? Les sociologues du pays se sont tous penchés sur le sujet et ne se sont pas encore relevés. Le mystère reste entier quant à la capacité de l?Algérien à faire la guerre, à prendre des positions radicales et à se battre à la place des autres. Pourtant, rien ne manque en Algérie, à part le lait, la pomme de terre et les libertés. Pourquoi alors font-ils la queue pour aller tuer, comme des héros troyens ou des mercenaires du Salvador ? Les 120 djihadistes ayant refusé de pousser plus loin leur réflexion, se contentant de se chercher de bons avocats, la question reste ouverte. Mais il faut bien sûr relativiser cette information, somme toute assez banale. 120 djihadistes sur 33 millions d?habitants ça constitue une infime minorité. Il y a quand même 32 999 880 Algériens qui refusent d?aller en Irak. Eux, veulent tous aller en Europe.
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