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L'Algérie vue des places financières



L'Algérie vue des places financières
Les Anglais nous font du pied. L'ambassadeur de Sa Majesté la reine Elisabeth en Algérie était en visite à Oran mercredi dernier. Rien d'extraordinaire, direz-vous! C'est vrai, sauf qu'il a choisi cette ville pour nous faire part du souhait de quelque 400 chefs d'entreprises britanniques de venir investir dans notre pays. Il a ajouté que vu la volonté de son pays de participer au développement de l'Algérie et «en tant qu'ambassade nous devons soutenir ces efforts (des entreprises anglaises). Nous voudrions amener le plus grand nombre possible d'hommes d'affaires britanniques en Algérie... les priorités seront définies par les Algériens et nous pouvons faire des offres dans tous les domaines». S'il a choisi le discours public, c'est parce que les canaux diplomatiques traditionnels se sont quelque peu «grippés» ces derniers temps. Peu importe. L'essentiel étant que le Royaume-Uni, première place financière au monde, démontre que l'Algérie, malgré la chute du baril, a toujours les moyens de son développement. Et de sa politique. Un tel regard extérieur et surtout très avisé devrait rassurer plus d'un de nos «experts» en scénarios catastrophes. Et si un avis ne suffisait pas, le deuxième nous vient d'Allemagne. Demain, le ministre des Affaires étrangères de la première puissance économique d'Europe, Frank-Walter Steinmeier, sera à Alger. A cette occasion, une rencontre d'affaires algéro-allemande est prévue le lendemain dimanche. Les Allemands sont aussi bien informés que les Anglais sur la situation financière et économique de l'Algérie. Ils sont convaincus que le génie de Bouteflika a encore fonctionné. Il a une nouvelle fois, réussi à immuniser l'Algérie contre les mauvais coups. Cette fois celui du choc pétrolier. Sellal l'a rappelé, mercredi à la télé, «grâce à la bonne gouvernance du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les réserves de changes permettront à l'Algérie de poursuivre son développement socio-économique pour les trois ou quatre prochaines années». Il a également rappelé que dès l'été dernier des mesures préventives avaient été prises pour faire face à ce qui n'était qu'une éventualité à l'époque. Il a cité le budget de l'Etat et les dépenses publiques qui ont été arrêtées sur la base d'un baril à 60 dollars. Il a également rappelé notre «position en force sur les marchés mondiaux» depuis le remboursement anticipé de la dette extérieure. Et puis, il y a eu, en 2012, cet achat, pour 5 milliards de dollars, de titres du FMI. «Ce qui constitue une contribution aux actions de la communauté internationale, y compris du FMI, visant à endiguer l'impact de la crise économique et financière globale sur l'ensemble des pays, y compris l'Algérie» était-il précisé sur le communiqué commun du ministère des Finances et de la Banque d'Algérie. Tout ceci est bien, mais à vrai dire nous n'avions pas tellement envie de le rappeler. C'est contre-productif à la diversification qui nous sauvera de la dépendance aux hydrocarbures. Les cris autour du gaz de schiste nous ont finalement décidés à le faire. Une récupération politicienne malsaine qui a «travaillé» sur des interrogations légitimes de la population, voulait faire croire que sans le gaz de schiste, nous sommes foutus. En avançant des «épouvantails» délirants qu'aucun, de la dizaine de pays à travers le monde et notamment les Etats-Unis, le Canada et l'Australie qui exploitent le gaz de schiste n'aurait vus. Incapables qu'ils sont. Eh bien, voilà, Sellal, chargé par le président de la République, a fermé le dossier et l'exploitation de ce gaz. En métaphore, il a enlevé le «mesmar de Djeha» à tous les opposants de pacotille. Les mêmes qui prétendent au pouvoir et à nous gouverner. S'ils étaient aux manettes, ni les Anglais, ni les Allemands ne seraient venus. Faute d'avions. Comme en 1995!


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