Alger - Revue de Presse

L’Algérie vue à la loupe



Experts américains et français tentent de percer les secrets du paysLa situation et la position actuelle de l’Algérie continuent de préoccuper les fins stratèges européens et américains qui n’hésitent plus, à coup de rapport ultra confidentiel, de décrypter le système politique algérien ou à analyser les évolutions successives du pays depuis le début de la décennie 90 et l’ouverture au pays au multipartisme et à l’économie de marché. Il faut aussi avouer que l’Algérie d’aujourd’hui n’est plus regardée de la même façon qu’il y a vingt ans, par exemple. La confrontation franco-américaine est plus perceptible maintenant qu’il y a plusieurs années. En dépit de la coopération accrue en matière de sécurité entre Alger et Washington et les visites répétées des responsables américains en la matière, dont la dernière en date était celle effectuée par Frances Fragos Townsend, la conseillère de George Bush, reçue par le président Bouteflika, le 18 juin dernier, certains généraux du Pentagone estiment que la situation interne de l’Algérie n’est pas encore tranchée. D’autant qu’elle reste vulnérable face aux éventuels conflits. Ces militaires se basent, en plus de leurs propres analyses, sur l’étude publiée l’année dernière par l’université du Maryland intitulée «Peace and conflict 2005». Celle-ci, apportait un constat pessimiste sur la situation politico-sociale du pays. Ce rapport qui stigmatise les responsables actuels ajoute que «si les responsables algériens se vantent de l’avancée enregistrée sur le plan de la perception de leur pays à l’extérieur qui commence à changer», les chercheurs du Maryland voient les choses autrement. Au point qu’ils évoquent très vaguement le processus de réconciliation nationale mené tambours battants par le président Bouteflika encore moins le retour de la sécurité. Ces chercheurs laissent comprendre que cette dernière est loin de se rétablir. La preuve, les massacres quotidiens enregistrés dans les différentes régions du pays. Constat qui a incité Mohamed Bedjaoui, ministre des Affaires étrangères, à évoquer le contenu de cette enquête avec ses homologues américains. Pour leur part, les responsables français, politiques et militaires confondus, sont, à l’heure actuelle, dans tous leurs états en raison des «liaisons dangereuses» qui se développent entre les Etats-Unis et l’Algérie. «Ils ne font plus rien sans aviser les Américains», rétorque un important général de la DGSE avant de présenter, la semaine dernière, un rapport au Comité parlementaire de la Défense. Ce rapport souligne que les élèves officiers des écoles supérieures, navales et aériennes, se rendent mensuellement aux Etats-Unis pour poursuivre leur formation à l’US Cost Guard Academy de New London dans l’Etat du Connecticut, et à l’US Naval Académie d’Annapolis à Colorado Springs, pour une durée de quatre ans. Le rapport conclut que ce phénomène finira par faire de l’Algérie une chasse gardée de Washington dans tous les domaines. Il indique également, que les compagnies pétrolières et gazières jouent un rôle déterminant dans le renforcement des relations militaires entre les deux pays en ouvrant les portes de toutes les institutions. Le rapport donne des exemples concrets sur le début de la main mise américaine sur le pouvoir algérien en citant par exemple un récent voyage de Chakib Khelil aux Etats-Unis qui aurait, au préalable, reçu l’aval des autorités américaines.
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