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L'Algérie va-t-elle réagir '



L'Algérie va-t-elle réagir '
Après les graves révélations de Hamad Bin AL-JassEmLe passage de l'ex-Premier ministre et ex-chef de la diplomatie Qatarie Hamad Bin Al-Jassem Al Thani, sur la chaîne BBC, où il a fait de graves révélations sur le plan du Qatar de déstabiliser l'Algérie et plusieurs autres pays musulmans, soulève certaines interrogations.
L'Algérie va-t-elle réagir, surtout que l'ancien homme fort de l'émirat gazier a avoué que notre pays était dans le viseur de Doha et ses alliés du Golf dans le cadre de ce qui est appelé le printemps arabe '
Hamad a révélé que le Qatar a financé directement la chaîne ?Al-Magharibia' appartient à d'anciens dirigeants du FIS dissous, créée dans le sillage des évènements de 2011 dans les pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. La chaîne est chargée de ternir l'image de l'Algérie et de provoquer le chaos dans le pays à travers sa propagande.
Que fera alors Alger après ces aveux d'un acteur au moment des soulèvements des peuples de la région MENA ' Va-t-elle convoquer l'ambassadeur du Qatar à Alger pour lui demander des explications '
Va-t-elle rappeler son ambassadeur à Doha pour consultations ' Ou plutôt fera-t-elle comme si de rien n'était '
Ces questionnements sont d'autant plus légitimes que pour moins que ça, des crises diplomatiques ont été créées entre les pays. Pour beaucoup plus moins que ça, le Maroc a convoqué un responsable de l'ambassade algérienne à Rabat et a rappelé son ambassadeur à Alger.
Le 20 octobre dernier, le ministre des Affaires étrangères algérien, Abdelkader Messahel, a accusé le royaume chérifien de blanchir l'argent du haschisch via ses banques en Afrique et la compagnie aérienne marocaine de «transporter autre chose que des passagers» dans les pays africains.
La diplomatie marocaine n'a pas tardé à réagir et exprimer son mécontentement.
Le lendemain, le chargé d'affaires de l'ambassade d'Algérie à Rabat a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères marocain pour s'expliquer. Rabat a également rappelé son ambassadeur à Alger pour consultation.
Pourtant, dans ce cas précis, Abdelkader Messahel ne visait ni l'intégrité territoriale, ni la stabilité, ni la sécurité du voisin de l'Ouest.
Ce qui n'était pas le cas du Qatar qui, selon les révélations de son ancien chef de diplomatie, ciblait la stabilité de l'Algérie.
Déjà en 2012, lors d'une réunion de la ligue arabe, Hamad Bin Al-Jassem Al Thani, menaçait l'ancien chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, que le tour de son pays sera venu pour subir le printemps dit arabe.
Et ce n'est pas tout. Dans ses tentatives de déstabiliser l'Algérie, qui est devenu un rêve selon certains spécialistes questions du Moyen-Orient, le Qatar serait même pour quelque chose dans l'attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine, à In Aménas, le 16 janvier 2013. Une attaque aux conséquences dramatiques et aux retentissements planétaires.
Dans le sillage de la guerre ouverte par les pays du Golf et l'Egypte contre le Qatar, la chaîne émiratie ?Sky News' avait révélé que Doha a financé l'attaque, en citant des documents de renseignement américain datant de 2014 et des sources tunisiennes.
Selon cette chaîne, c'est à travers le terroriste Libyen Abdelkrim Belhadj, qui contrôlait plusieurs groupes terroristes de la région, que Doha aurait préparé le terrain pour l'attaque contre le site gazier.
Abdelkrim Belhadj avait été chargé de sécuriser la ville de Ghedames, transformée en arrière-base des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, commandés à partir du Qatar.
«L'objectif principal du Qatar durant cette période était de provoquer le chaos en Algérie et de mettre la main sur les pays du Maghreb», avait affirmé la même source.
Avec les nouvelles révélations de l'ancien diplomate qatari, Alger va-t-elle briser son silence à l'égard de Doha '
Les prochains jours nous le diront.
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