L'Algérie, qui abrite depuis mardi, la 22ème conférence régionale africaine d'Interpol, est considérée comme un membre incontournable et très écouté de l'organisation internationale de police criminelle (Interpol).L'élection de l'Algérie, en novembre dernier, au Comité exécutif de l'Organisation est vue comme une reconnaissance des efforts déployés par ce pays pour la modernisation de sa police et dans sa lutte implacable contre toutes les formes de crime.
L'expertise et la vision de l'Algérie nous sont précieuses , avait souligné la présidente de cette organisation internationale, Mme Mireille Ballestrazzi, en décembre dernier à Alger, à l'ouverture 36ème Congrès des directeurs généraux de police et de sécurité arabes.
Cette déclaration reflète toutes les attentes des membres d'Interpol et le rôle que peut jouer l'Algérie, au vu de sa longue expérience, dans la lutte contre les crimes transfrontaliers et les défis que doit relever la communauté internationale faisant face plus que jamais à de multiples menaces.
Consciente de la nécessité de faire partie de l'organisation internationale de la police criminelle, cadre d'échange et de partage d'informations et de mise en exécution des mandats de justice, la mise en place de commissions rogatoires et l'interception et l'extradition des criminels, l'Algérie y a adhéré dès 1963, soit une année après le recouvrement de son indépendance nationale.
Interpol est devenu un point de liaison et un pôle de jonction entre les polices du monde et les services nationaux chargés d'appliquer la loi.
Par le biais de son bureau central national (BCN), l'Algérie entretient des relations de coopération permanentes et intenses avec les membres de l'organisation, notamment pour ce qui est des échanges d'informations en matière de lutte contre l'immigration clandestine, le trafic des stupéfiants, les crimes économiques, le terrorisme, le trafic d'armes et de véhicules entre autres.
Pour mener à bien sa mission, le BCN Algérie, relevant de la direction de la police judiciaire de la Sûreté nationale, a déployé des efforts pour être au diapason des progrès en matière de nouvelles technologiques d'information et de maitrise des différents outils de travail.
L'Algérie a été parmi les premiers pays à mettre en place le système 124/7, une base de données permettant de faire des requêtes directes sur les bases de données internationales et d'échanger divers fichiers (photos d'identité, empreintes digitales, immatriculations de voiture, numéros de passeport). Ce système assure la transmission d'informations confidentielles, fiables en un temps record.
Outre le 124/7, la DGSN a mis en place un système de connexion des services de la PAF à la banque de données d'Interpol. Ce réseau dénommé Mind est installé dans les ports et aéroports et aux postes frontaliers. Il permet, à partir de la base des données d'Interpol, de repérer les documents de voyage falsifiés et les véhicules volés et empêcher également l'infiltration de criminels et terroristes potentiels.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com