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L'Algérie stoppe l'ouverture de postes budgétaires dans la fonction publique



L'Algérie stoppe l'ouverture de postes budgétaires dans la fonction publique
Le ministère des finances a instruit la direction de fonction publique de ne plus ouvrir de nouveaux postes budgétaires pour des recrutements, a-t-on appris d'une source bien informée au ministère des finances. Selon la même source, une instruction a été également donnée pour geler les fonds exceptionnels destinés à financer des opérations ponctuelles.
Ces mesures font partie de la politique de « rigueur » que le gouvernement a décidé d'appliquer pour répondre à la chute des revenus pétroliers sans toucher, selon le ministre des finances Karim Djoudi, au budget de fonctionnement (salaires, soutien au prix et transferts sociaux), ni remise en cause des dépenses d'équipements qui génèrent la croissance. Le gouvernement ne touche pas aux salaires mais prend des mesures pour ne pas augmenter la dépense publique en stoppant le recrutement dans la fonction publique. L'impact pourrait se ressentir rapidement au niveau de l'université où la demande en poste d'enseignant croit proportionnellement à l'augmentation du nombre des étudiants. « L'université va être forcée de recourir aux vacataires pour essayer de répondre aux besoins et de contourner le blocage du recrutement » indique un universitaire. « Une seconde option consiste à augmenter la charge des enseignants titulaires qui auront plus d'étudiants à suivre. La qualité du travail ne peut que s'en ressentir » estime-t-il. D'autres secteurs pourraient être affectés par cette mesure destinées à limiter l'expansion de la dépense publique. Karim Djoudi avait parlé de la nécessité de « «limiter et de plafonner" les dépenses de fonctionnement en précisant que la « dépense salariale, les transferts sociaux et les soutiens des prix ne seront pas touchés". Il avait souligné que ces dépenses allaient être ramenées à un « niveau plus acceptable » avec la fin des opérations de versement des rappels liés au aux régimes indemnitaires et statuts particuliers (de la Fonction publique). Le thème de la soutenabilité des dépenses publiques en Algérie est revenu avec force ces derniers temps en Algérie avec une mise en garde de la Banque d'Algérie sur l'incidence de la baisse des prix du pétrole sur les équilibres budgétaires. Le ministre des finances a atténué cette mise en garde tout en admettant qu'il est nécessaire de mener une gestion prudente qui consiste « anticiper des phénomènes susceptibles de gêner nos équilibres internes et externes".
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