Alger - COMMUNES

« L’Algerie que l’on a perdue continue à vivre dans la mémoire familiale »





Elle retourne avec ses enfants sur les lieux de son enfance et se recueillir sur la tombe familiale. Quand le départ du pays natal est lié à des événements dramatiques, notamment les exils forcés, dus à des guerres ou des famines, le retour est parfois trop douloureux à envisager et ce sont les générations suivantes, en quête de racines, qui en seront le moteur. L’émotion ressentie ne se mesure pas à la distance parcourue. Revenir à Alger situé à 2000 km de chez eux a réveillé des sensations puissantes, profondément enfouies. « Odeurs, couleurs, lumières, sons… le rapport à Alger, très physique, sollicite tous les sens. C’est en visitant la maison de leur grands-parents, en découvrant les senteurs du jasmin et du bougainvillier, la chaleur écrasante de l’été, qu’ils ont mieux compris quels grand-parents ils étaient », confie Mohamed Rezala (le guide). « L’Algérie que l’on a perdue continue à vivre dans la mémoire familiale et se transmet comme un manque à travers les lignées », explique Dominique BLACHERE.


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