
«Nous sommes plus que jamais convaincus que la meilleure démarche pour leur trouver des solutions se doit d'être la plus inclusive possible» a affirmé, vendredi dernier à New York, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra.La question des crises économiques mondiales emboîtent le pas à la lutte à dimension planétaire menée contre le terrorisme barbare symbolisé par Daesh. Leurs dégâts sont bien évidemment de nature différente. Contre la sauvagerie de l'Etat Islamique, la seule réplique qui soit possible demeure l'utilisation de la force, sans état d'âme. En ce qui concerne les crises économiques mondiales qui peuvent mettre en péril, à terme, les populations des pays les moins armés pour faire face à cet autre fléau, les remèdes et les réponses sont plus difficiles à trouver.L'Algérie est convaincue que seule une action, la plus inclusive possible, pourrait y venir à bout. Que propose-t-elle' La démarche permettant de trouver une solution à la crise économique mondiale doit d'être «la plus inclusive possible» a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le 26 septembre à New York. «Face aux crises qui n'ont cessé de secouer l'économie mondiale au cours de ces dernières décennies, nous sommes plus que jamais convaincus que la meilleure démarche pour leur trouver des solutions se doit d'être la plus inclusive possible» a affirmé le chef de la diplomatie algérienne dans une allocution prononcée lors la 38e réunion ministérielle du G77 et la Chine. Ces solutions doivent permettre, a-t-il dit, «l'édification d'un multilatéralisme renouvelé, transparent, stable et compatible avec le développement équitable pour tous». Comme pour les résolutions des conflits (Mali, Libye, Syrie...), la position avancée par notre pays pour résoudre les crises économiques qui frappent de façon cyclique l'ensemble des pays de la planète, demeure constante. Que recommande l'Algérie' «Un tel défi ne peut être relevé que par un partenariat international renforcé et rénové dans ses approches et méthodes. C'est la seule voie en vue de l'établissement d'un ordre international équitable et juste, axé sur la satisfaction des besoins de développement de nos pays et une gestion internationale concertée de l'économie mondiale», a fait remarquer M. Lamamra qui a indiqué que la 38e réunion ministérielle du G77 et la Chine intervenait dans un contexte économique mondial difficile, marqué par la persistance de facteurs d'incertitude quant au retour d'une croissance soutenue. Il faut rappeler que la croissance de la production industrielle mondiale dépend de la bonne santé des économies américaine et chinoise qui ont montré à leur tour des signes de fragilité.Les prix du pétrole ont été affectés. Au même titre que l'économie nationale qui repose à près de 96% (d'après les derniers chiffres livrés par le Centre national de l'informatique et des statistiques) sur ses exportations d'hydrocarbures. Une dépendance dont l'Algérie souhaite s'affranchir. Un casse-tête parmi d'autres!«La multiplicité des conférences et autres foras internationaux dédiés à la question du développement, et l'imminence des échéances liées à la définition des contours d'un agenda de développement post-2015, d'une part, et l'adoption d'un nouvel accord multilatéral sur le climat, d'autre part, attestent de l'acuité des défis auxquels nous sommes confrontés», a fait observer le chef de la diplomatie algérienne qui a annoncé que la deuxième réunion du Comité conjoint de coordination se tiendra à New York le 26 septembre 2015. Une occasion unique de renforcer la solidarité et l'unité d'action des membres, durant une année particulièrement «importante pour leur devenir individuel et collectif».Les différents documents issus de ces réunions constitueront, à la fois, une référence et des lignes directrices qui inspireront notre action commune pour les échéances cruciales au cours des mois à venir.Les prochaines, les plus cruciales concerneront l'avenir de la planète. Une conférence sur les changements climatiques se tiendra à Lima en décembre 2014. Une autre à Paris vers la fin de l'année 2015. Deux rendez-vous qui interpellent les pays membres du G77 et exigent d'eux un surcroît de cohésion et de solidarité afin de mieux faire entendre les aspirations et attentes de leurs peuples qui n'est autre que de vivre dans la dignité et en harmonie avec la nature et la terre nourricière, a souligné le ministre des Affaires étrangères. «Dans ces négociations difficiles et complexes, nous devons continuer à revendiquer que l'action à mener à l'échelle mondiale soit pleinement conforme aux principes et dispositions de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, notamment les principes de l'équité et des responsabilités communes mais différenciées», a conseillé Ramtane Lamamra.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed TOUATI
Source : www.lexpressiondz.com