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«L'Algérie n'est pas à l'abri de la crise financière mondiale» Le président du CNES, Mohamed Seghir Babès affirme



«L'Algérie n'est pas à l'abri de la crise financière mondiale»                                    Le président du CNES, Mohamed Seghir Babès affirme
L'Algérie n'est pas à l'abri des effets de la crise financière mondiale, a affirmé hier à Alger le président du Conseil national économique et social (Cnes), Mohamed Seghir Babès. «Dans l'ensemble, aucun pays n'est, dans l'absolu, à l'abri. Les crises mondiales qui se sont accumulées depuis des années ont sédimenté sur une crise financière tellement profonde, intense et complexe qu'aucun pays et aucun système, qu'il soit au Nord ou au Sud, n'est à l'abri de ses répercussions», a estimé M. Babès en marge d'une journée d'information sur l'entreprenariat social. «Pour l'Algérie, un éventuel effondrement des cours du pétrole peut avoir un impact direct sur l'économie nationale», a-t-il estimé. Après un pic à 128 dollars début mars, le cours du Brent coté à Londres a dégringolé de près de 30%, tombant ces derniers jours sous les 90 dollars, au plus bas depuis près d'un an et demi. La crise de la dette dans la zone Euro est en train de tout détruire sur son passage, faisant craindre le pire pour plusieurs pays de l'UE, notamment la Grèce, l'Espagne, l'Italie et, dans une moindre mesure, la France, quatre pays mal notés par les agences de notation financières. «La seule perspective à jouer est d'accentuer les capacités autonomes du pays, et susceptibles de développer son génie propre de créateur de richesses dans tous les domaines d'activité», a-t-il dit. «Cette perspective permet de mettre le pays plus ou moins à l'abri, car nous sommes dans un champ de compétition féroce au niveau
mondial», a-t-il ajouté. Dans ce contexte, M. Babès a appelé à engager des scénarios pour le futur afin de sauvegarder les richesses existantes du pays et les exploiter au mieux des objectifs du développement économique et social. Il faut dire que depuis quelques mois déjà, les déclarations de nombreux responsables et spécialistes se contredisent. Si les premiers multiplient les sorties médiatiques pour rassurer sur la santé financière de l'Algérie et sa capacité de faire face à la crise mondiale, les seconds argumentent les motifs et sujets d'inquiétude. Qu'en est-il réellement ' En fait, même si l'Algérie possède un épais matelas de réserves de change cela ne suffira pas à la protéger de la crise vu que ses revenus sont quasi-dépendants de l'exportation du pétrole. La chute du prix de l'or noir étant en cours, le risque d'une crise est donc à nos portes surtout que les produits de consommation usuels sont importés. Une réalité qui fragilise l'économie nationale et la rend plus vulnérable aux ondes de choc de cette crise. Ainsi donc, la question est de faire sortir l'économie nationale de l'embrigadement du pétrole et penser même à l'après-pétrole. Le seul moyen pour y arriver et se mettre à l'abri des effets de cette crise reste la création d'une économie compétitive en exploitant, à bon escient, les richesses et les ressources du pays.
H. Y.
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