
Sellal a bien fait, jeudi dernier à Tlemcen, de rappeler aux jeunes Algériens que «les opportunités qui (leur) sont offertes aujourd'hui» sont uniques au monde. Il n'existe pas, en effet, d'autres exemples, ni en Amérique ni au Japon, des pays qui offrent une scolarité gratuite pour tous, garçons et filles, du premier palier au diplôme universitaire. Ils sont près de 9 millions dans le primaire et le secondaire. A ceux et celles qui ont des «accidents» de parcours, la formation professionnelle offre 400 000 places pédagogiques. A cela s'ajoute près d'un million et demi d'étudiants dans les universités. C'est tout de même plus du quart de la population du pays qui est totalement prise en charge pour étudier. Un lourd investissement consenti par l'Etat en écoles, lycées, universités, en enseignants, en oeuvres sociales. De bout, en bout les parents n'ont rien à débourser, si ce n'est les habiller. Quel autre pays au monde applique une telle politique' Aucun! Et ce n'est pas fini, il y a, très souvent, le transport et la cantine qui sont assurés, notamment dans les zones enclavées pour les plus petits. Pour les plus grands, à l'université c'est systématique. Il y a, également, les livres scolaires distribués gratuitement. Le tout dans les meilleures conditions de succès comme la construction de millions de logements sous différentes formules allant du social au dinar symbolique jusqu'aux multiples autres formules articulées autour de mécanismes de crédits à la portée de tous, d'accès à la propriété. Sans oublier l'accès aux soins gratuitement. Ne faut-il pas rappeler le calvaire des jeunes dans les pays développés qui doivent travailler pour payer leurs études' Leur hébergement' Ne faut-il pas rappeler toutes les difficultés auxquelles se heurte l'administration américaine pour permettre aux plus pauvres de se soigner' Que faut-il de plus pour rappeler à nos jeunes que leur pays est un eldorado qui leur offre mille et une chances extraordinaires pour se faire une place au soleil' Pour, comme l'a dit, toujours Sellal, à juste titre: «Je n'attends pas de nos étudiants qu'ils soient des demandeurs d'emplois, mais des créateurs d'emplois.» D'autant que c'est le même effort que consent l'Etat pour aider la création d'entreprises que pour l'éducation, le logement ou la santé. Ansej, Cnac, Andi, etc. Nos jeunes n'ont que l'embarras du choix pour se construire un avenir radieux. Il y a ce déficit en communication qui tend à masquer cette réalité à notre jeunesse. Cette chance unique au monde qu'ils ont. Unique, oui! C'est ce même déficit en communication qui ne permet pas d'attirer l'attention de nos jeunes sur ce que vivent les jeunes et les moins jeunes, actuellement, en Europe. En Grèce, en Espagne, au Portugal, en France, etc. Et voir plus grave en portant le regard au Sud pour voir le dénuement des populations en Afrique. Avec le même nombre d'années d'indépendance et un potentiel de richesses naturelles, équivalent, nous nous portons plutôt mieux. Beaucoup mieux! Des neuf millions ayant survécu à la misère de la colonisation, nous sommes aujourd'hui près de 40 millions à avoir une espérance de vie deux fois plus longue et à chercher les moyens de combattre l'obésité. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, estime, au sujet de l'Algérie, que «rares sont les pays qui peuvent se targuer d'avoir une dette extérieure de l'ordre de 2% du PIB, un déficit du même niveau, des réserves équivalentes à 40 mois d'importations et une croissance économique autour de 3,5%». C'est le résultat d'une politique, de plans successifs de développement, d'investissements dans sa partie la plus remarquable des dix dernières années. C'est une chance historique pour tous les jeunes qui veulent réussir. Les trains n'attendent pas les retardataires. Si jeunesse savait...!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com