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L'Algérie et les JO-2012



L'Algérie et les JO-2012
Les jeux olympiques, dont le coup d'envoi de la 30e édition sera donné demain à Londres, se présentent comme une étape d'évaluation du sport d'élite de chaque pays participant. Mais avant le verdict des médailles, les pays qui prennent part à cette grande manifestation, peuvent se situer chacun selon sa taille technique, son développement, son organisation, son histoire avec la compétition. Avant l'heure des bilans, la présence de l'Algérie à cette compétition ne manque pas d'enseignements. Que peut nous dire, à priori, la participation algérienne aux JO de Londres' Beaucoup de choses. Mais pour ne pas rater l'exercice, un minimum de rationalité est plus que nécessaire. Il faut d'abord se libérer de la langue de bois produite jusqu'à la nausée par nos dirigeants. Ministre de la Jeunesse et des Sports, président du COA, présidents de Fédérations, n'ont pas cessé de nous rabâcher des discours en parfait décalage avec la grandeur de la compétition en question. Car, en entendant ce que disent nos responsables, on reste sans voix. A tel point qu'il devient difficile de croire qu'on parle des Jeux Olympiques. Il est tout à fait logique qu'on évoque la symbolique et le prestige que procure le simple fait de se retrouver au c'ur d'un évènement planétaire. Cela ne doit pas cependant faire oublier aux concernés l'exigence de performances. Et cette exigence a ses règles et ses conditions, qu'il convient visiblement de rappeler à nos chefs pour qu'ils n'assimilent pas les JO à une simple compétition inter-lycées.Force est de dire aujourd'hui que l'Algérie n'a pas les instances dignes pour préparer une participation à la hauteur des compétitions auxquelles elle prend part. Un tel constat se vérifie justement à l'orée du début de la messe londonienne. Il suffit ainsi de convoquer les chiffres pour mesurer la taille de la présence algérienne. Elle n'est pas seulement trop faible. Elle régresse significativement par rapport à celle de la précédente édition. L'Algérie sera représentée à Londres par 39 athlètes contre 62 en 2008 aux JO de Pékin. Une évolution très révélatrice de ce qui a été fait pendant un cycle Olympique.Mais, du côté de nos instances, on refuse de mesurer le degré de la faillite du sport national. C'est cet aveuglement qui a amené le président du COA à expliquer la faible présence algérienne à Londres par des ' échecs subis de «justesse» par les sélections de football et de handball. Or, les éliminations de ces disciplines, et bien d'autres, ne constituent pas une surprise.C'est plutôt la conséquence de la situation qui prévaut dans les Fédérations et les instances où la course aux privilèges et la rente s'est imposée comme le sport national le plus favori. Le mérite et la performance peuvent attendre longtemps. La boucle est ainsi bouclée avec des instances et des Fédérations gênées pour se prononcer sur les objectifs de leur participation à Londres. Quand on ne peut pas définir des objectifs à sa participation, on vient de jeter le doute sur la qualité de son propre travail.
A.Y.
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