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«L'Algérie est une démocratie en voie de développement»



«L'Algérie est une démocratie en voie de développement»
Le président de la Commission nationale consultative pour la protection des droits de l'Homme a été, hier, l'invité du Centre de recherche stratégique et sécuritaire d'Alger, pour animer une conférence sur «les droits de l'Homme en Algérie».
Indiquant au cours de son exposé portant sur la question des droits de l'Homme en Algérie, que «depuis l'an 2000 beaucoup a été fait» et que «l'Algérie est une démocratie en voie de développement». Invitant l'ensemble des acteurs à «apporter» leur contribution pour «l'enracinement de la culture des droits de l'Homme», le président de la CNCPDDH a souligné à propos de la Justice qu'il est urgent d''aller vers «l'amélioration de la qualité des jugements». Pour celui qui nous a déclaré en marge de la conférence que son rapport pour l'année 2011 «sera soumis au chef de l'Etat, à la mi-janvier 2012» et de nous indiquer que les recommandations sont portées sur l'amélioration «des droits socio-économiques». Le retour en force de la question des droits de l'Homme sur la scène internationale ne manquant pas de rythmer par la même occasion les rapports internationaux; le 10 décembre 1948 a marqué l'adoption à l'ONU de la déclaration universelle des droits de l'Homme. Adoption par la communauté internationale de ladite déclaration qui, pour des intervenants au cours du débat de la conférence d'hier, au siège du CRSSS ont rappelé pertinemment que «des pays occidentaux opéraient des crimes contre l'humanité en traduction de leur système colonial dans bon nombre de pays, dont l'Algérie». Par ailleurs, des capitales occidentales s'érigent depuis quelques années en maîtres et donneurs de leçons sur «le non- respect des droits de l'Homme par des pays». F. Ksentini, tout en relevant que «la colonisation c'est la négation des droits de l'Homme», a ajouté que «l'Algérie n'a de leçon à recevoir de personne». Et à un intervenant d'avertir sur la nouvelle voie empruntée par les ex-puissances coloniales à savoir «l'interventionnisme par souci de promouvoir les droits de l'Homme et la démocratie». A ce propos, d'autres inscrivent cette nouvelle voie par ce qui prévaut sur la scène arabe et à l'intervenant de faire remarquer «depuis l'agression de l'Irak à l'intervention de l'Otan en Libye». Par ailleurs, si M. Ksentini a relevé que «le temps est venu où chaque pays doit promouvoir» les questions liées aux droits de l'Homme, il est question, selon notre interlocuteur de «faire valoir les droits et l'application de la loi». Ce qui l'amène à préciser que «s'il y a une question qui fait l'unanimité entre l'ensemble des Algériens c'est la question de la promotion des droits de l'Homme». Si pour notre interlocuteur, il y a encore du chemin à faire sur cette question, «c'est l'affaire de toutes et de tous» en vue de «corriger les failles et inciter l'Etat à mieux faire». Le président de la CNCPDDH reconnait par ailleurs qu' «on va dans le bon sens» dont «les reformes politiques initiées par le chef de l'Etat». Ceci étant, il a été notamment question au cours du débat qu'il est temps de consolider «le front interne du pays» en vue de prémunir l'Algérie «des dessins inavoués, visant son intégrité et sa souveraineté» selon un intervenant.
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