
Sans club depuis la fin prématurée de son aventure avec le club turc de Trabzonspor, l'ancien sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, reste un observateur attentif du football africain.Interrogé par le quotidien La Voix du Nord, l'ancien patron des Verts s'est montré sceptique à propos de l'organisation de la CAN 2015, confiée en catastrophe à la Guinée équatoriale. «Je me demande si la Guinée équatoriale est capable de prendre correctement le relais du Maroc», a déclaré le Bosnien.«C'est difficile d'organiser une telle compétition en quelques semaines, là où d'autres mettent plusieurs années.» S'il y a une équipe qu'il connaît sur le bout des doigts, c'est l'Equipe nationale et il la pointe parmi les favoris de la compétition. «L'Algérie est un prétendant au titre comme le Ghana, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Le Cameroun a aussi son mot à dire», a-t-il expliqué. «La CAN est une compétition à part et il y a souvent des surprises. Il y a aussi de jeunes joueurs qui ne vont pas manquer l'occasion de se montrer. Il y a beaucoup de talent en Afrique et tous les meilleurs clubs du monde ont un oeil sur ces footballeurs à la fois physiques et techniques.» En tant que sélectionneur, le Bosnien a pris part à deux coupes d'Afrique des Nations. «Ce ne sont pas forcément de bons souvenirs», admet Halilhodzic. «Avec la Côte d'Ivoire, on a perdu en quarts de finale contre l'Algérie, en prolongations. C'était ma première défaite après 24 matchs et ça m'a coûté le Mondial. Quand j'ai repris l'Algérie, on a été éliminés au premier tour car l'équipe n'était pas prête. On n'a pas mal joué, mais on a manqué d'efficacité. Mais ce fut très bien pour préparer la Coupe du monde au Brésil.» Et de confier l'anecdote la plus marquante durant ses deux expériences continentales: «Avec la Côte d'Ivoire, on était installés dans une région toute proche de celle où la sélection du Togo avait été attaquée (le 8 janvier 2010, le bus du Togo a été mitraillé, le chauffeur avait été tué et neuf personnes, dont deux joueurs, blessés). Mes joueurs avaient eu peur. Pendant les 21 jours de compétition, ils n'ont pas dormi de la nuit. Certains ont même été menacés et ont très mal vécu cette CAN. Je l'ai su bien après car ils n'osaient pas en parler.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com