
D'autre part, il a affirmé que «par rapport aux pays voisins, l'Algérie est moins touchée par le phénomène de recrutement des jeunes par des organisations terroristes internationales pour aller rejoindre des groupes terroristes au Moyen-Orient», précisant que les jeunes recrutés «sont moins d'une centaine». Pour faire face à cette menace, le représentant du ministère de l'Intérieur a fait savoir qu'un «dispositif a été mis en place par le ministère de la Défense nationale (MDN) permettant l'échange des informations entre les différents intervenants dans la lutte antiterroriste, afin de prévenir le recrutement des jeunes algériens pour aller rejoindre les groupes terroristes au Moyen-Orient ». Selon M. Talbi «les filières de passage sont connues, et le recrutement des jeunes se fait à la base sur les réseaux sociaux d'Internet, ensuite les groupes terroristes prennent contact directement avec les jeunes en question. Ces jeunes ne sont que des victimes, il ne faut pas les embrigadés, mais les protéger». M. Talbi a indiqué qu'un «système de contrôle via Internet, que l'Algérie a introduit dernièrement, va renforcer la lutte antiterroriste. Ce système permet de suivre la traçabilité du recrutement et l'identification des filières. Des résultats positifs et encourageants ont été enregistrés grâce à la surveillance des communications des recruteurs, qui ne sont pas ici, et qui ne courent aucun risque sur le territoire national». Concernant la législation relative à la lutte contre ce phénomène, il a cité notamment l'adaptation du code de procédures pénales, afin de permettre aux autorités concernées, notamment judiciaires, de s'impliquer et d'apporter leur contribution. Concernant la collecte de fonds dans les mosquées, M. Talbi a révélé que «plus de 6 milliards de dinars ont été collectés à la fin 2013, début 2014, Aujourd'hui cette question est maîtrisée sur le plan de l'organisation, puisque le ministre de l'Intérieur vient d'adresser une instruction très ferme et stricte aux walis pour les responsabiliser quant à la collecte des fonds par des organisations au niveau des mosquées». L'intervenant a expliqué que «certains profitent de la crédulité, la générosité et la bonne foi et, parfois, de la naïveté des bienfaiteurs pour ramasser de l'argent à d'autres fins. Désormais, le contrôle de la collecte d'argent au sein des mosquées et le suivi de son acheminement, seront strictes et fermes». M. Talbi a affirmé par ailleurs qu'«un texte de loi est en voie de finalisation par le ministère de l'Intérieur afin de mettre de l'ordre dans la pratique du culte par les associations religieuses». S'agissant des dix wilayas déléguées créées dans le sud du pays, il dira que «ces wilayas ont été créées afin d'impulser le développement dans le sud du pays, rapprocher l'administration des administrés et renforcer la présence de l'Etat dans ces régions». L'intervenant a ajouté dans le même contexte que «les walis au niveau des wilayas déléguées disposent de toutes les prérogatives, ils ont un conseil exécutif et ils peuvent lancer des projets de développement et gérer les dépenses, sachant que leur première mission est de booster l'investissement dans les régions sud du pays». M. Talbi a aussi fait savoir que «d'autres wilayas déléguées seront créées en 2016 dans les Hauts-Plateaux, et en 2017 dans le nord du pays, et qu'elles seront à l'avenir des wilayas à part entière». Concernant le prochain découpage administratif, il dira qu'un «accord a été signé entre le ministère de l'Intérieur et celui de l'Enseignement supérieur, afin d'impliquer les chercheurs scientifiques dans l'élaboration du prochain découpage, sachant que ce dernier nécessite une évaluation qui concernera plusieurs critères», ajoutant que «le découpage administratif vise un meilleur développement local, qui est également un facteur de lutte contre le terrorisme, notamment au niveau des zones frontalières». Par ailleurs, M. Talbi a abordé la question de la modernisation de l'administration, précisant que c'est grâce à l'informatisation de l'administration que le permis de conduire et la carte grise sont délivrés dans des délais courts. La carte d'identité nationale biométrique sera délivrée également à partir de janvier 2016, a-t-il rappelé, ajoutant que l'on s'achemine vers le retrait des documents administratifs via Internet pour le simple citoyen.A. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdallah Kaddour
Source : www.latribune-online.com