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L'Algérie doit se doter des moyens de lutte conséquents DOPAGE : DES SCANDALES à QUELQUES JOURS DE L'OUVERTURE DES JO



L'Algérie doit se doter des moyens de lutte conséquents                                    DOPAGE : DES SCANDALES à QUELQUES JOURS DE L'OUVERTURE DES JO
Suite à son contrôle positif à la Stanozolol, une substance interdite par les instances sportives, Zahra Bouras, championne d'Afrique en titre du 800 mètres, a raté son rêve Olympique. Elle n'ira pas à Londres. Dans la vie d'un athlète, la qualification aux JO, le plus grand événement sportif au monde, constitue déjà un exploit. Se faire suspendre de la compétition à la dernière minute, après un anodin contrôle antidopage, revient à subir un grand choc, une déception sans limite. L'athlète algérienne a été contrôlée à deux reprises : le 5 juin 2012, au meeting de Montreuil (France) et le 9 juin 2012, au meeting de Villeneuve d'Ascq, à Lille (France), desquels elle avait remporté les épreuves du 800 m. L'annonce de son contrôle positif par la Fédération algérienne d'athlétisme (FAA), le 26 juin dernier, a sérieusement ébranlé le mouvement sportif national. Le dopage étant une chose très grave et assez dangereuse. Clamant son innocence, Zahra Bouras porte plainte contre X pour empoisonnement. Son père, Amar Bouras, qui est aussi son manager, n'arrive plus à s'expliquer les dessous de ce scandale. «A moins d'un mois des Jeux Olympiques de Londres, l'intégrité morale et physique de mon athlète a été considérablement atteinte, suite à cette affaire de dopage», constate-t-il, impuissant. Un autre athlète Olympique, algérien, Larbi Bouraâda (Décathlon), a été contrôlé positif à la même substance et également privé de participation à l'Olympiade. Bouraâda a été contrôlé en compétition, le 15 juin 2012, au meeting de Ratingen (Allemagne) où l'analyse a clairement révélé la présence de la Stanozolol. Bouraâda avait, lors de ce tournoi, amélioré le record d'Afrique de la discipline en le portant à 8 332 points. En guise de sanction, Bouras et Bouraâda risquent jusqu'à deux ans de suspension de toute compétition officielle. Un lourd châtiment qui, souvent, brise la carrière de l'athlète en lui faisant perdre de son niveau technique et de sa détermination à réussir. Le cas du coureur Sid-Ali Siyaf est encore vivace dans les esprits. Cet athlète qui incarnait le nouvel espoir de l'athlétisme algérien, n'a pas pu «survivre» à sa suspension par l'IAAF pour deux ans. Lui, aussi, était complètement choqué par l'annonce de son contrôle antidopage, positif. La délégation algérienne ira donc à Londres amoindrie de deux de ses meilleurs athlètes. Nos représentants partent aussi avec un moral affecté par cette mauvaise histoire de dopage qu'ils traîneront, certainement, comme un boulet au pied. Une mauvaise publicité qui entache, déjà, le mouvement sportif national. Comme un malheur ne vient jamais seul, deux footballeurs de la Ligue I ont été, aussi, récemment contrôlés, positifs. Il s'agit du gardien du MC Alger, Farid Bouzidi, et du milieu de l'AS Khroub, Mehdi Boudar qui ont été, conséquemment, suspendus par la LFP (Ligue de football professionnel) pour une période de 6 mois. Cela coïncide, aussi, avec la campagne des anciennes gloires de l'Equipe nationale de football qui s'estiment victimes de leurs coachs étrangers de l'époque. Au moins 6 joueurs de la dream-team algérienne des années 1980 - dont les descendants souffrent aujourd'hui de divers handicaps - doutent de la qualité des énergisants qu'on leur administrait au moment des faits. Cela fait beaucoup de mauvaises histoires qui ternissent notre blason. Désormais, une lutte sans merci doit être engagée contre la consommation de ces substances dangereuses. Pour plus d'efficacité, des sanctions exemplaires doivent être, aussi, prononcées contre les médecins, les pharmaciens et les trafiquants de ce type de poisons. C'est l'éthique sportive qui est, ainsi, mise en jeu.
K. A.
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