Le procureur de la République près la cour d'Alger promet un rythme plus rapide dans le traitement de l'information judiciaire qui a été ouverte dans le cadre de l'affaire Sonatrach qu'on a convenu d'appeler, en référence, à celle qui l'a précédée et qui concerne également cette compagnie, Sonatrach 2.
Ce rythme, a précisé le procureur général, Belkacem Zeghmati, devrait advenir dès réception des conclusions des commissions rogatoires internationales à partir desquelles des convocations et des mandats d'amener seront émis à l'encontre des personnes impliquées dans cette affaire. Les faits qui ont motivé la saisine du juge d'instruction dans cette affaire sont au nombre de quatre, à savoir : délits de corruption, trafic d'influence, abus de fonction et blanchiment d'argent. En somme, une affaire qui n'a rien à envier à la précédente, puisqu'elle en est le prolongement, comme l'a expliqué M. Zeghmati, qui précise, par ailleurs, que Sonatrach 1 vient de voir achevée son information judiciaire avec le renvoi des prévenus devant le tribunal criminel, et ce, conformément à l'arrêt rendu par la chambre d'accusation de la cour d'Alger en date du 30 janvier 2013. Afin d'agir conséquemment aux informations parvenues à la justice algérienne, il fallait un certain temps au juge d'instruction en charge du dossier, afin de s'assurer de la crédibilité, du bien-fondé et de l'exactitude de ces informations. D'où les commissions rogatoires internationales à destination des autorités suisses, italiennes et émiraties. Passée cette étape des commissions rogatoires qui permettent d'identifier les personnes impliquées dans cette affaire, l'étape actuelle, explique le procureur général, est à l'instruction proprement dite, à savoir la collecte d'informations, de preuves et autres indices au niveau local menée avec le concours actif de la police judiciaire. En revanche, et en dépit de la circulation de noms des personnes impliquées dans l'affaire Sonatrach 2 à travers la presse et les médias internationaux, les lois algériennes n'autorisent pas la divulgation de telles informations considérées comme frappées du sceau de la confidentialité judiciaire et ce, jusqu'à l'inculpation officielle des concernés.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F N
Source : www.lnr-dz.com