De Paris, Omar HaddadouS'il ne tenait qu'aux politiques de consigner l'Histoire, la vaillance des héros se dissiperait dans la basse connivence. A Paris, la deuxième victoire des «Guerriers du désert» s'écrit en vert.
La liesse algérienne, en cette 32e Coupe d'Afrique des Nations au pays des Pharaons, sonne la diane d'un peuple héroïque, bannissant, dans sa lancée, la petite phrase et les chausse-trappes extrémistes. Ne nous indignons pas des man?uvres qui nous rendent grâce par la diatribe! L'heure est à la liesse. Prenons de la hauteur face au complot mal négocié ! Soyons africains avant d'être algériens, la cause en sortira grandie. Emparons-nous de l'exploit, nos concitoyens défileront honorablement en rois. Ils disaient «que le meilleur gagne, nous avons triomphé» dans une partie à couteaux tirés, sans nous référer aux dés pipés. Gardons-nous de nous saisir d'un bris de glace sur l'avenue huppée pour jeter l'opprobre sur le vis-à-vis. Coubertin en sera ravi. A qui la faute si tout réussit à l'autre communauté ' Ne singeons pas ceux qui s'attribuent les honneurs des stigmatisés. Le mérite ne se décrète pas sur des supports feints, cousus de fil blanc. On a pris acte de ces esprits étriqués, s'ulcérant de voir l'Algérie et ses illustres jeunes footballeurs au firmament. Peuple sénégalais, Messieurs Aliou Cissé et Sadio Mané, vous avez perdu le match mais gagné en fraternité. Une revanche avec l'Histoire, Smaïl Bennacer, Raïs M'Bolhi et Djamel Belmadi la désiraient à tout prix, 29 ans après le premier sacre à Alger, sans verser dans l'épigramme et le pied-de-nez. Du panache mâtiné de hargne conquérante, voilà de quelles valeurs les coéquipiers de Bounedjah s'armaient au Caire. Pour l'heure, excusez-nous de produire l'une des plus belles symphonies, de jubiler par marées humaines à Stalingrad, Barbès et La Chapelle aux éponymes ô combien révélateurs. Souffrez que l'on mette un peu de baume dans les capitales parisienne et algérienne par des flamboiements patriotiques transportés. Ne nous tenez pas rigueur pour ces flux concentriques qui incommodent votre quiétude. Est-ce malséant de veiller à l'honneur, pendant que l'infatué songe aux risques potentiels des éraflures ténues de son apparat ' Deux trophées de la compétition continentale réconcilient le peuple avec lui-même, non sans sceller les liens d'amitié avec les prétendants africains. L'avez-vous vécu '
N'est-ce pas formidable de voir les voisins de palier se livrer au pari convivial ' «Si vous perdez, vous préparez à manger !» Le Sénégal rate le coche, la famille algérienne descend, tout sourire taquin, en hôte et s'offre un mets affriolant dont seule «la patronne africaine» détient le secret. La Coupe d'Afrique est algérienne, que les détracteurs s'en souviennent !
O. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R S
Source : www.lesoirdalgerie.com