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L'Algérie contre l'intervention militaire



L'Algérie contre l'intervention militaire
L'Algérie de par son histoire est contre toute intervention militaire, a déclaré, hier à Doha, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Le ministre des AE, qui prend part aux travaux du Forum de Doha et de la Conférence économique intitulée
«Enrichir l'avenir économique du Moyen-Orient», a rappelé que «notre pays, pour des raisons différentes, a sa propre évaluation de ces interventions, qui peuvent être porteuses, à court terme, de solutions et, à long terme, de problèmes». La communauté internationale, a-t-il poursuivi, "doit s'auto-évaluer sur les interventions qu'elle a déjà effectuées", avant d'ajouter que l'exigence de transparence des affaires internes des pays «doit s'accompagner aujourd'hui de la transparence dans la gouvernance mondiale». «Ceci nous ramène à la question du multilatéralisme et de la réforme de l'ONU pour lui permettre de trouver les solutions appropriées au moment opportun et non pas créer d'autres problèmes», a-t-il précisé Au cours de la session consacrée aux changements politiques au Moyen-Orient, les panélistes ont, notamment, mis l'accent sur le besoin d'indépendance de la société civile, d'autonomisation des femmes, de lutte contre la violence domestique et d'intégration des groupes ethniques et des minorités à travers un processus démocratique inclusif. Certains d'entre eux ont «dénoncé» la politique des deux poids deux mesures pratiquée par les pays occidentaux, notamment concernant la question palestinienne. Les interventions de la deuxième session consacrée à «L'économie et le marché libre», se sont focalisées sur la crise économique et financière internationale et ses conséquences sur le commerce international, notamment sur les économies des pays arabes et celles des pays en voie de développement.
Il a été souligné dans ce cadre que dans un monde désormais globalisé la production est mondialisée avec l'émergence d'autres pôles producteurs. Les pays de la région n'ont pas besoin d'assistance, mais plutôt d'un véritable partenariat. La solution aux crises cycliques «passe par une réforme du système financier international incapable de faire face à la complexité des relations économiques et financières internationales», a-il été souligné.
Au cours de la troisième session consacrée aux défis du «printemps arabe», les intervenants ont, au-delà de certains rappels historiques sur les méfaits des régimes déchus, insisté sur la nécessité d'assurer une période de transition inclusive porteuse de stabilité et de relance économique, à la faveur de la mise en place de gouvernements légitimes. Il a été relevé dans ce contexte que la construction démocratique «est une oeuvre de longue haleine qui a besoin d'être accompagnée par les partenaires étrangers sans interventions dans les pays concernés".
En marge des travaux, indique-t-on, M. Medelci a rencontré le vice-président du Parlement européen, Miguel Angel Moratinos. L'entretien a porté sur le projet de création d'une alliance pour la sécurité alimentaire.
L'Algérie de par son histoire est contre toute intervention militaire, a déclaré, hier à Doha, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Le ministre des AE, qui prend part aux travaux du Forum de Doha et de la Conférence économique intitulée
«Enrichir l'avenir économique du Moyen-Orient», a rappelé que «notre pays, pour des raisons différentes, a sa propre évaluation de ces interventions, qui peuvent être porteuses, à court terme, de solutions et, à long terme, de problèmes». La communauté internationale, a-t-il poursuivi, "doit s'auto-évaluer sur les interventions qu'elle a déjà effectuées", avant d'ajouter que l'exigence de transparence des affaires internes des pays «doit s'accompagner aujourd'hui de la transparence dans la gouvernance mondiale». «Ceci nous ramène à la question du multilatéralisme et de la réforme de l'ONU pour lui permettre de trouver les solutions appropriées au moment opportun et non pas créer d'autres problèmes», a-t-il précisé Au cours de la session consacrée aux changements politiques au Moyen-Orient, les panélistes ont, notamment, mis l'accent sur le besoin d'indépendance de la société civile, d'autonomisation des femmes, de lutte contre la violence domestique et d'intégration des groupes ethniques et des minorités à travers un processus démocratique inclusif. Certains d'entre eux ont «dénoncé» la politique des deux poids deux mesures pratiquée par les pays occidentaux, notamment concernant la question palestinienne. Les interventions de la deuxième session consacrée à «L'économie et le marché libre», se sont focalisées sur la crise économique et financière internationale et ses conséquences sur le commerce international, notamment sur les économies des pays arabes et celles des pays en voie de développement.
Il a été souligné dans ce cadre que dans un monde désormais globalisé la production est mondialisée avec l'émergence d'autres pôles producteurs. Les pays de la région n'ont pas besoin d'assistance, mais plutôt d'un véritable partenariat. La solution aux crises cycliques «passe par une réforme du système financier international incapable de faire face à la complexité des relations économiques et financières internationales», a-il été souligné.
Au cours de la troisième session consacrée aux défis du «printemps arabe», les intervenants ont, au-delà de certains rappels historiques sur les méfaits des régimes déchus, insisté sur la nécessité d'assurer une période de transition inclusive porteuse de stabilité et de relance économique, à la faveur de la mise en place de gouvernements légitimes. Il a été relevé dans ce contexte que la construction démocratique «est une oeuvre de longue haleine qui a besoin d'être accompagnée par les partenaires étrangers sans interventions dans les pays concernés".
En marge des travaux, indique-t-on, M. Medelci a rencontré le vice-président du Parlement européen, Miguel Angel Moratinos. L'entretien a porté sur le projet de création d'une alliance pour la sécurité alimentaire.


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